Emmanuel Macron sur TF1 : « Travailler plus », régimes spéciaux… Le chef de l’Etat donne des précisions sur la réforme des retraites

SOCIAL Le président estime que la réforme, qu’il pourrait tenter de faire adopter s’il était candidat et réélu, est « indispensable »

P.B. avec AFP
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Emmanuel Macron sur TF1, le 15 décembre 2021.
Emmanuel Macron sur TF1, le 15 décembre 2021. — ISA HARSIN/SIPA

Pour lui, c’est une certitude : sans la pandémie du Covid-19, la réforme des retraites « serait allée à son terme ». Mais s’il a finalement été contraint de l’abandonner, Emmanuel Macron a insisté sur TF1, mercredi soir : la réforme est « indispensable ». Même s’il dit n’avoir toujours pas pris sa décision sur une éventuelle candidature à sa propre succession, le chef de l’Etat s’est malgré tout tourné vers l’avenir en apportant des précisions sur une possible future version. Au programme : « travailler plus » et aller « vers une sortie » des régimes spéciaux.


« Il est maintenant clair, tous les rapports objectifs le montrent, contrairement au moment où j’ai été élu, il y a un problème de financement. Et donc il est clair qu’il faudra travailler plus longtemps », assure le locataire de l’Elysée. Jusqu’à quel âge ? « Ça, c’est le fruit d’un débat démocratique », répond Macron, sans se mouiller.

Simplification à trois régimes

« On doit être préparés à l’idée qu’il faut travailler plus longtemps », même si « ça ne signifie pas la même réalité pour tout un chacun », a insisté le président de la République. Il a notamment cité « un conducteur poids lourd », « une auxiliaire de vie qui fait plus de 150 kilomètres chaque jour », ou « quelqu’un qui travaille à la chaîne », et jugé nécessaire d'« adapter ce temps de vie au travail (…) aux difficultés de certaines tâches ». « On doit aussi sans doute repenser ce qu’est le travail des seniors, ce qui est un vrai défi de société », a enfin relevé Emmanuel Macron.

Le président français a réitéré sa volonté d’aller « vers une sortie » des régimes spéciaux de retraites, tout en reconnaissant que les faire passer de 42 à un seul, comme il en avait l’intention initialement, est « trop anxiogène ». « Il nous faut aller vers un système simplifié » avec « grosso modo trois grands régimes », pour la fonction publique, pour les salariés du privé et pour les indépendants, a-t-il exposé.