Roubaix : Trois élus condamnés démissionnent mais le maire reste en place

CONSEIL MUNICIPAL Trois élus au conseil municipal de Roubaix, condamnés pour escroquerie au même titre que le maire de la ville (DVD), ont démissionné de leurs mandats d’adjoints

Mikaël Libert
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Guillaume Delbar, maire de Roubaix, dans le Nord. (Archives)
Guillaume Delbar, maire de Roubaix, dans le Nord. (Archives) — M.Libert/20 Minutes
  • Le maire de Roubaix, plusieurs élus et d’autres personnes ont été condamnées pour un système de défiscalisation frauduleux.
  • Deux adjoints au maire et un conseiller municipal ont décidé de démissionner de leurs mandats municipaux.
  • Guillaume Delbar, le maire (DVD), clame son innocence et a fait appel de sa condamnation.

Jeudi 2 décembre dernier, le tribunal correctionnel de Lille condamnait le maire de Roubaix, plusieurs élus du conseil municipal et d’autres prévenus dans une affaire de défiscalisation frauduleuse. Si le maire, Guillaume Delbar (DVD), clame son innocence et entend rester en poste, trois de ses adjoints ont déjà démissionné.

Guillaume Delbar a été reconnu coupable et a écopé de six mois de prison avec sursis, 3.000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité pour sa participation à un système frauduleux de défiscalisation via des micro-partis politiques. Mais c’est son premier adjoint, Max-André Pick, qui avait immédiatement reconnu les faits à l’audience, qui avait pris la plus lourde peine : 18 mois d’emprisonnement dont 6 mois assortis de sursis, une peine d’inéligibilité de trois ans et une amende de 10.000 euros.

Une « victime collatérale »

Lundi, c’est le maire de Roubaix lui-même qui a annoncé à ses administrés que Max-André Pick et deux autres élus condamnés, Karima Zouggagh et Pierre Pick, démissionnaient de leurs mandats d’adjoints pour les deux premiers et de conseiller municipal pour le dernier. Ils « ont fait un choix responsable, cohérents avec leurs mandats départementaux », déclare le maire de Roubaix.

A ses électeurs, Guillaume Delbar tient à rappeler que les faits pour lesquels ils ont été condamnés « ne concernent pas le mandat municipal » qu’ils mènent. Se considérant comme une « victime collatérale », il en profite pour se désolidariser de son ex-permier adjoint, martelant qu’il « conteste absolument les faits » et ajoutant qu’il a fait appel de la décision du tribunal.