50% des Français restent opposés à l'adhésion de la Turquie

SONDAGE En 2005, 66% de Français se déclaraient contre...

Avec agence

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L'UMP travaille sur un "référendum d'initiative populaire spécifique pour les questions d'adhésion" à l'Union européenne, afin de trouver un "compromis acceptable" concernant la Turquie, a annoncé lundi Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP.
L'UMP travaille sur un "référendum d'initiative populaire spécifique pour les questions d'adhésion" à l'Union européenne, afin de trouver un "compromis acceptable" concernant la Turquie, a annoncé lundi Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP. — Roland Magunia DDP/AFP

C'est le premier point chaud de la campagne pour les européennes de juin: 50% des Français se déclarent opposés à l'entrée de la Turquie dans l'union Européenne, 35% y sont favorables, et 15% ne se prononcent pas, selon un sondage CSA/Le Parisien à paraître mardi.

Ce sont majoritairement les sympathisants du Modem qui se déclarent hostiles à cette entrée (71%) devant les sympathisants de droite (67%) et de gauche (41%). Parmi les favorables, les sympathisants de gauche sont 49%, contre 21% chez ceux du Modem et 19% chez ceux de la droite.

Plus de Français favorables qu'en 2005


Ces chiffres témoignent d'une augmentation du nombre de Français favorables à l'entrée de la Turquie dans l'UE: en effet, en juin 2005, un précédent sondage sur la même question donnait 66% d'opposants, et 28% de favorables, pour 6% sans opinion. Les chiffres étaient respectivement de 55% et de 33% en novembre 2002 (12% sans opinion).

Ce sondage intervient après que le président américain Barack Obama eut fait état de son soutien à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, le 5 avril à Prague, lors d'un sommet UE-Etats-Unis.

Les politiques français se sont positionnés

Opposant de longue date de l'adhésion de la Turquie, Nicolas Sarkozy, présent à Prague, avait immédiatement adressé une fin de non-recevoir au plaidoyer du président Obama, estimant, que «s'agissant de l'Union européenne, c'est aux pays membres de l'Union européenne de décider».

Les politiques français avaient immédiatement clarifié leur position: à l'UMP, on fait bloc autour de Sarkozy pour refuser l'adhésion de la Turquie, alors que le PS veut poursuivre le chemin vers l'adhésion de la Turquie.