Présidentielle 2022 : Arnaud Montebourg « offre sa candidature » à « un projet commun »

ELECTION L’ancien ministre socialiste, crédité de 1 à 3 % dans les sondages, ne se retire pas pour autant

20 Minutes avec AFP
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La lettre de l'ancien ministre socialiste, publiée sur Twitter, est intervenue à deux heures d'une interview de la candidate socialiste Anne Hidalgo au JT de TF1.
La lettre de l'ancien ministre socialiste, publiée sur Twitter, est intervenue à deux heures d'une interview de la candidate socialiste Anne Hidalgo au JT de TF1. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Les lignes sont-elles en train de bouger à gauche à quatre mois de l'élection présidentielle ?  Le candidat de la « Remontada de la France », Arnaud Montebourg, a déclaré ce mercredi, dans une « adresse au peuple de gauche », « être prêt à offrir sa candidature à un projet et à un candidat communs » si une discussion entre tous les candidats de gauche s’ouvre.

La lettre de l’ancien ministre socialiste, publiée sur Twitter, est intervenue à deux heures d’une interview de la candidate socialiste Anne Hidalgo au JT de TF1, mais l’entourage d’Arnaud Montebourg a assuré à l’AFP que les deux n’avaient rien à voir. Arnaud Montebourg a prolongé l’entretien qu’il a donné à Libération en date de mercredi, et dans lequel il appelait à « l’unification » des gauches.

Un « projet commun » et un « candidat commun »

Faisant le constat que « l’extrême droite est aux portes du pouvoir », Arnaud Montebourg écrit dans sa lettre qu’il « mesure la profondeur de l’aspiration unitaire qui étreint les esprits ». « Je refuse la fatalité des cinq candidatures de gauche lorsque toutes les autres familles politiques sont quasiment réunifiées derrière la leur », dit-il. « Pour y contribuer, je suis prêt à offrir ma candidature à un projet commun et à un candidat commun », ajoute-t-il. « J’invite mes concurrents et camarades à faire de même ».

L’entourage de l’ancien ministre du Redressement productif, crédité de 1 à 3 % dans les sondages, a précisé à l’AFP que le candidat « ne se retire pas ». Son offre pourrait signifier un retrait si tous les candidats portés par LFI, PCF, PS, EELV « ouvraient en même temps ce débat » d’une candidature unique.

Hidalgo « plus déterminée que jamais »

« Si ce n’est pas le cas, nous irons jusqu’au bout, sachant que la dynamique n’est pas du côté de la gauche », a poursuivi cette source. Anne Hidalgo, également à la peine dans les sondages, où elle est créditée entre 3 et 7 % des intentions de vote, viendra de son côté « annoncer quelles suites elle entend donner à sa campagne », a indiqué TF1. Mais son entourage précise à l’AFP que cette dernière n’a pas du tout l’intention de renoncer à la course à la présidentielle, « plus déterminée que jamais ».

La maire de Paris a annulé au dernier moment mercredi un déplacement en Charente, « en raison d’une réunion sur la crise sanitaire ».