Conseil de l’Union européenne : Emmanuel Macron donne un premier aperçu des axes de la présidence française

SPOIL La présidence française, à partir du 1er janvier, sera synonyme de « relance, puissance, appartenance ». Le chef de l’Etat dirigera une conférence de presse jeudi sur ce sujet

20 Minutes avec AFP
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Emmanuel Macron à Bruxelles, le 22 octobre 2021 (illustration).
Emmanuel Macron à Bruxelles, le 22 octobre 2021 (illustration). — Aris Oikonomou/AP

Emmanuel Macron​ a commencé à spoiler sa propre conférence de presse de jeudi sur l’Europe. Le chef de l’Etat a en effet décrit lundi soir les trois axes de la présidence française du Conseil de l’ Union européenne, lors d’un débat pour les 25 ans de l’institut Jacques Delors.

Après avoir cité « la nécessité de relance en réponse à la crise », le président a longuement défendu « la nécessité d’assumer cette Europe et de la dire toujours nôtre », en soulignant que « ce sentiment d’appartenance s’est étiolé » en France comme dans d’autres pays de l’UE. « Nul ignore le débat public dans notre pays en ce moment », a-t-il poursuivi devant les membres de l’institut réunis à l’Odéon-Théâtre de l’Europe à Paris, « quand les choses deviennent difficiles, on dit c’est la faute de l’Europe ».

L’exemple de la vaccination

Quant à la nécessité de « puissance », Emmanuel Macron a appelé à consolider « une Europe qui pourra faire ses propres choix, militaires, technologiques, culturels, de valeurs ». « Nous avons des débats provinciaux, là où les vrais sujets sont de savoir ce que nous voulons devenir par rapport au modèle chinois, au modèle américain ». La vaccination des Européens est le meilleur exemple de l’efficacité de l’Europe, a-t-il en outre martelé.

« Soyez nationalistes, vous Hongrois, soyez nationalistes polonais ou français, vous ne seriez pas vaccinés, ou imparfaitement. Peut-être que vous auriez eu vos amis russes pour vous donner le (vaccin) Spoutnik qui n’est toujours pas homologué par l’OMS ? Bon courage ! », a-t-il ironisé. « Vous n’êtes vaccinés avec les meilleurs vaccins au monde que parce que vous êtes Européens ».

Critique du champ lexical

En revanche, « l’Europe qui vient expliquer aux gens ce que devraient être les mots à dire ou ne pas dire n’est pas une Europe à laquelle j’adhère totalement, c’est un peu n’importe quoi », a-t-il lancé, et cela « nourrit un sentiment de désagrégation » des cultures européennes. Une allusion à un projet de consignes pour les fonctionnaires européens leur recommandant de bannir des expressions comme « période de Noël » ou « Mesdames et Messieurs » au profit de termes neutres. La Commission a toutefois renoncé après un début de polémique.