Assemblée des départements de France : Jean Castex en soutien aux élus locaux pour « plus d’efficacité »

CONTINUITE Lors de son congrès, l’AdF a dévoilé jeudi 102 propositions pour « redonner confiance aux Français »

20 Minutes avec AFP
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Le Premier ministre Jean Castex était en visite à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry, le vendredi 3 décembre 2021.
Le Premier ministre Jean Castex était en visite à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry, le vendredi 3 décembre 2021. — AFP

« Nous sommes contraints de travailler ensemble », a reconnu le Premier ministre Jean Castex lors du 90e congrès de l’Assemblée des départements de France (AdF) à Bourg-en-Bresse. Le chef du gouvernement a fait un pas vendredi en direction des départements en reprenant certaines des 102 propositions qu’ils avaient présentées la veille pour « agir auprès des Français ».

Lors de son congrès, l’AdF a dévoilé jeudi 102 propositions pour « redonner confiance aux Français », en accordant aux départements plus de compétences fiscales et économiques, mais aussi dans le domaine des transports et de la démocratie citoyenne.

Pas de gros virage en pleine crise sanitaire

Face aux critiques subies par les Agences régionales de santé (ARS), Jean Castex a prévu de « renforcer la place des élus locaux dans leur gouvernance (…) et l’octroi d’une vice-présidence des agences ». Il a suscité de forts applaudissements en réaffirmant que « la compétence de droit commun pour les routes, c’est le département », à un moment où l’Etat propose aux régions de reprendre certains tronçons de routes nationales.

Les participants au congrès ont également salué la décision du gouvernement de proposer que les gestionnaires des collèges dépendent des départements, une revendication de longue date.

La ministre de la Cohésion du territoire Jacqueline Gourault a déposé un amendement dans le projet de loi sur la décentralisation 3Ds, que l’Assemblée nationale étudiera à partir de la semaine prochaine, « donnant aux départements l’autorité fonctionnelle sur les gestionnaires de collèges », a-t-il expliqué. « J’espère vivement que l’Assemblée nationale le votera », a-t-il ajouté, reconnaissant toutefois que ce projet de loi sur la décentralisation « n’était pas une révolution ». « Il n’aurait pas été raisonnable, tant que la crise sanitaire n’est pas finie, de bouleverser les règles du jeu », a expliqué le Premier ministre qui s’est engagé à « apporter des améliorations » au texte. Le chef du gouvernement a aussi rappelé qu’il avait pris des mesures pour « arrêter la saignée (…) des effectifs autour des préfets de département qui ont diminué de 35 % en dix ans ».