Présidentielle 2022 : Eric Zemmour candidat ? C’est pour ce mardi midi, selon son entourage

RUBICON En se déclarant ce 30 novembre, Eric Zemmour parasite le processus d’investiture chez LR, dont le congrès va se tenir de mercredi à samedi

20 Minutes avec AFP
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Eric Zemmour, à Marseille le 26 novembre 2021.
Eric Zemmour, à Marseille le 26 novembre 2021. — Frederic_MUNSCH/SIPA

Même si sa décision était de plus en plus un secret de Polichinelle, la date de l’annonce était par contre un mystère. Selon son entourage, Eric Zemmour va annoncer sa candidature à l’ élection présidentielle ce mardi midi dans une vidéo avant d’être l’invité du JT de 20 heures de TF1.

« Un message aux Français » sera « diffusé sur nos réseaux sociaux », a indiqué son entourage lundi soir, confirmant une information de plusieurs médias. Des membres de son équipe ont en outre déjà twitté #Zemmourcandidat. « L’aventure va commencer demain à 12h », a ainsi twitté lundi soir Stanislas Rigault, qui anime Génération Z, le mouvement des jeunes du bientôt candidat.

Un premier meeting de campagne dimanche

A quatre mois et demi de l’élection, l’ancien éditorialiste du Figaro et de CNews, obsédé par l’immigration et l' islam, s’apprête donc à se lancer officiellement au bout d’une précampagne électrique, émaillée de nombreuses polémiques. Eric Zemmour, 63 ans, doit tenir son premier véritable meeting de campagne dimanche après-midi au Zénith de Paris. La CGT, Solidaires et des militants antifascistes ont déjà promis une manifestation pour faire « taire Zemmour » à 13 heures dans la capitale.

En se déclarant mardi, le polémiste, qui ambitionne de rassembler les électeurs de droite et d’extrême droite, parasite au passage le processus d’investiture en cours chez les LR qui départagent de mercredi à samedi leurs cinq prétendants. Ceux-ci doivent débattre une dernière fois à la télévision mardi soir, juste après le JT de 20 heures.

Une dynamique moins favorable

Par contre Eric Zemmour, condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale par le passé, se déclare au moment où les sondages se tassent autour de 14 à 15 % d’intentions de vote au premier tour, derrière le président sortant Emmanuel Macron (25 %) et la candidate du RN Marine Le Pen (entre 19 et 20 %). Et dans une période agitée pour son camp, où certains critiquent un déficit d’organisation ou l’omniprésence de sa conseillère Sarah Knafo. Il a ainsi conclu samedi une visite chahutée à Marseille par un échange de doigts d’honneur avec une passante. Un geste « fort inélégant », a-t-il convenu le lendemain.