Coronavirus : Elisabeth Borne appelle les entreprises à se « remobiliser » sur les gestes barrière

EPIDEMIE Le ministre du Travail, Elisabeth Borne, a déploré dernièrement « un certain relâchement » de l'application des geste barrière en entreprise 

20 Minutes avec AFP
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La ministre du Travail, Elisabeth Borne.
La ministre du Travail, Elisabeth Borne. — LUDOVIC MARIN / AFP

Pour pouvoir faire face à la cinquième vague de coronavirus et éviter « des contraintes plus fortes », la ministre du Travail, Élisabeth Borne, a appelé ce lundi les entreprises à se « remobiliser » sur le respect des gestes barrière et notamment le port du masque.

« En entreprise, il faut se remobiliser sur ce respect des gestes barrière, remettre le masque en réunion, quand on est dans des espaces partagés… C’est très important à un moment où on voit que l’épidémie repart », a déclaré la ministre lors d’une visite au siège de L’Oréal à Clichy (Hauts-de-Seine).

« Un certain relâchement »

Accompagnée du secrétaire d’État chargé de la Santé au travail Laurent Pietraszewski, elle a expliqué avoir voulu venir dans une entreprise « qui applique avec beaucoup de rigueur » le protocole sanitaire en entreprise. Ce protocole « définit les règles qu’il faut appliquer : en premier lieu le port du masque, mais aussi toute une série de règles sur l’utilisation du gel hydroalcoolique, sur le respect des distances », a-t-elle rappelé, déplorant dernièrement « un certain relâchement » dans son application.

« C’est important que chacun ait en tête que ce n’est pas la vaccination OU les gestes barrière, mais les deux », a-t-elle martelé, évoquant aussi à nouveau des contrôles plus ciblés de l’Inspection du travail sur le respect du protocole. « On aurait tous envie de passer à autre chose mais finalement, porter le masque, utiliser le gel hydroalcoolique, respecter les distances, c’est ce qui va nous permettre de faire face à cette 5e vague en évitant d’avoir des contraintes plus fortes », a-t-elle poursuivi.

Le télétravail « pas exclu »

Interrogée sur un possible durcissement des règles en matière de télétravail​ si la situation se dégrade, elle a indiqué qu’il n’était pas possible « d’exclure par principe des réponses pour la suite ».

La ministre a visité le site où travaillent quelque 2.000 personnes (sur environ 14.500 collaborateurs en France en 2020) et eu des échanges avec des salariés. Ceux-ci bénéficient de masques à disposition à l’entrée (avec choix des couleurs), gel hydroalcoolique ou encore panneaux et écrans rappelant les gestes barrière. Ils peuvent par ailleurs télétravailler deux jours par semaine.