Maltraitance animale : Les animaux d’élevage et de chasse, « grands oubliés » du texte, regrette le parti animaliste

PROJET DE LOI Si « des avancées majeures et historiques » sont contenues dans la proposition de loi sur la maltraitance animale, « les animaux d’élevage et la chasse sont les grands oubliés » du texte

20 Minutes avec AFP
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Un élevage porcin breton. (illustration)
Un élevage porcin breton. (illustration) — DAMIEN MEYER / AFP

« Les animaux d’élevage et la chasse sont les grands oubliés » du texte de loi sur la maltraitance animale, a déploré Hélène Thouy, candidate du Parti animaliste à l’élection présidentielle, ce mardi.

« Des avancées majeures et historiques » sont contenues dans la proposition de loi qui doit être adoptée définitivement jeudi au Sénat, après un ultime vote mardi à l’Assemblée nationale, a assuré Hélène Thouy, tout en pointant son insuffisance. Pour elle, « les attentes des citoyens » pour la cause animale « se manifestent année après année », et cette loi ne suffit pas à y répondre.

Une « vraie cause politique »

L’objectif premier de la création du Parti animaliste, en 2016, était pour sa fondatrice « de montrer que la cause animale était une vraie cause politique ». « Elle doit être transpartisane », a insisté Hélène Thouy, « mais les promesses et les effets d’annonce ne suffisent plus », réagit-elle aux différentes promesses exposées par des leaders politiques de gauche comme de droite.

Le Parti animaliste prône la sortie totale en 2027 de l’élevage industriel et intensif, mais aussi la diminution de la consommation d’aliments d’origine animale « de 50 % à la fin du prochain quinquennat, notamment dans le cadre de la restauration collective ».

Utiliser les subventions à l’élevage autrement

Les subventions à l’élevage « ne permettent pas de faire vivre les éleveurs, martyrisent les animaux et massacrent l’environnement », selon Hélène Thouy, qui souhaite « utiliser l’argent public plus intelligemment ». Si la candidate a affirmé ne pas avoir « d’objectif chiffré », sa présence dans la course à l’Élysée veut « inscrire la question animale à l’ordre du jour de la politique des cinq prochaines années ».

Reste à obtenir les 500 parrainages nécessaires pour être au départ. « Les militants se mobilisent pour obtenir des parrainages, rencontrer les maires, assure l’avocate de profession, mais c’est très difficile, beaucoup de maires ne veulent parrainer personne. » « On a prouvé qu’on représentait 2 %, sans moyens », a rappelé la candidate, « et notre potentiel est encore plus grand ». Aux élections européennes de mai 2019, le Parti animaliste avait récolté 2,2 % des suffrages, faisant pratiquement jeu égal avec les communistes et les centristes de l’UDI.