Lyon : Etienne Blanc quitte la présidence de la droite municipale après des propos polémiques

DEMISSION A la demande de ses collègues des Républicains, le président du groupe Droite, Centre et Indépendant de Lyon quitte son poste, en raison de propos tenus sur Eric Zemmour et sur le régime de Vichy dans un entretien au Journal du Dimanche

J. Le. avec AFP
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Etienne Blanc a été candidat LR aux dernières municipales.
Etienne Blanc a été candidat LR aux dernières municipales. — Caroline Girardon/20 Minutes
  • Un entretien donné par Etienne Blanc au Journal du Dimanche, dimanche 31 octobre, a conduit celui-ci à quitter la présidence de son groupe d'opposition.
  • Le sénateur du Rhône y tenait des propos favorables à Eric Zemmour et d'autres, ambigus, sur le régime de Vichy.
  • Après s'être désolidarisés de ses déclarations, ses colistiers ont organisé une réunion et conclu à une rupture définitive avec l'intéressé.

Le président LR du groupe Droite, Centre et Indépendant » du conseil municipal de Lyon a annoncé vendredi 5 novembre qu’il mettait un terme à ses fonctions dans ce groupe, après des propos polémiques sur Eric Zemmour et le régime de Vichy.

« Je n’entends pas laisser perdurer un climat de défiance au sein de mon groupe. Je mets donc immédiatement un terme à ma fonction de président », déclare Etienne Blanc, également sénateur du Rhône, dans un communiqué.

Des propos favorables à Eric Zemmour

Sa décision fait suite à un communiqué publié par deux des principaux élus de la droite municipale, Pascal Blache, maire (DVD) du 6e arrondissement, et Pierre Olivier, maire (LR) du 2e, affirmant que ses déclarations au JDD étaient « condamnées à l’unanimité » au sein du groupe.

Dans un entretien publié dimanche 31 octobre, Etienne Blanc affirmait notamment que pour « 70 à 80 % » des militants LR, Éric Zemmour pose les bonnes questions. « Et en face, vous avez des responsables qui disent que Zemmour hystérise le débat (…) Il y a un hiatus, et si cela n’est pas réglé au moment du choix du candidat, on ne sait pas ce qui peut se passer ».

Concernant la politique du régime de Vichy à l’égard des Juifs, il avait également déclaré : « Est-ce qu’en signant l’armistice, on n’a pas donné aux Juifs les moyens de protection qui, pendant deux ans, permettait de fuir le régime nazi ? Moi, je ne peux pas répondre ».

Un différend irréconciliable

Dans son communiqué, Etienne Blanc revient sur cette phrase en faisant valoir qu’il n’est pas « historien » . Et assure que « tout au long de (sa) vie politique », il a « exprimé son rejet de l’antisémitisme ». « Cette polémique me navre », dit-il tout en regrettant avoir provoqué « une émotion et un malentendu, jusqu’au sein » du groupe municipal qu’il préside.

Une réunion jeudi 4 novembre entre les élus de la droite municipale et leur président a confirmé « un différend irréconciliable », d’autant que les déclarations au JDD sont intervenues après « de nombreuses initiatives personnelles qui ne sauraient engager tout le groupe », selon le communiqué de ses colistiers.