Ségolène Royal dénonce «les abus de richissimes prédateurs» de l'économie française

POLITIQUE L'ex-candidate socialiste à la présidentielle réactive Désirs d'avenir et se positionne vis-à-vis du PS...

C. Ch.

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Ségolène Royal, lors de l'assemblée générale de Désirs d'avenir, le 28 mars 2009 au théâtre Dejazet, à Paris.
Ségolène Royal, lors de l'assemblée générale de Désirs d'avenir, le 28 mars 2009 au théâtre Dejazet, à Paris. — BORIS HORVAT / AFP

Ségolène Royal réveille Désirs d’avenir. Samedi, l’ex-candidate socialiste à la présidentielle a réuni environ 800 personnes, dont Régis Debray, au théâtre Dejazet, à Paris.

A l’occasion de l’assemblée générale de l’association, qui revendique 9.000 membres, Ségolène Royal a retrouvé les tenues blanches et les accents de la campagne présidentielle, fustigeant les «abus de richissimes prédateurs» de l'économie française, évoquant superbonus et parachutes dorés, et dénoncé «la mollesse, l'absence de courage du pouvoir en place» pour remettre de «l'ordre juste».

Des oiseaux de proie

Pour la présidente de Poitou-Charente, «cette façon d'oiseaux de proie (...) d'écrasement des salariés qu'ils ne rechignent pas à jeter à la rue pendant qu'ils accumulent des fortunes pour lesquels il faudrait plusieurs vies, parfois dix, vingt vies pour pouvoir dépenser le dixième de ce qu'ils ont accumulé (...) menace la dignité humaine».

L’ex-candidate au poste de première secrétaire n’a pas oublié le Parti socialiste. Ségolène Royal a souri du «grand nombre» de ses «chers amis», en référence au récent flop de Martine Aubry, patronne du PS, qui avait réuni environ 1.500 personnes au Zénith sur le thème des libertés. Mais, vis-à-vis du PS, «pas de compétition entre nous! c'est la même maison», a recommandé le président de Désirs d’avenir, Jean-Pierre Mignard.

La «fraternité», maître-mot de Désirs d’avenir

La même maison, mais des pièces différentes. «Soyez ouverts, soyez exemplaires, faites vous respecter vous et vos idées sans état d'âme mais sans vous perdre dans les jeux d'appareil stériles», a exhorté Ségolène Royal. Pour elle, Désirs d’avenir n'est «pas un courant, encore moins un sous-courant», mais «un mouvement ouvert», «espace de réflexion et d'éducation populaire», «catalyseur d'idées», «vecteur de la démocratie qui s'enracine dans l'histoire de la gauche, sans tabou».

Preuve de son indépendance, Désirs d’avenir tiendra sa première «université populaire» sur la «fraternité», le 29 avril. Est prévu également un «Forum social» de la fraternité à Montpellier fin septembre.