Jeunesse : Face à la pénurie d’animateurs, l’Etat met en place une aide de 200 euros pour passer le Bafa

FORMATION Cette aide exceptionnelle sera versée sous condition de ressources à des jeunes désireux de passer le Bafa pour travailler en centres de loisirs ou colonies de vacances

20 Minutes avec AFP
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Le 16 juillet 2018, à Paris. Les enfants d'un centre de loisirs, accompagnés par des animateurs, se promènent dans le parc des Buttes-Chaumont, au début des vacances d'été.
Le 16 juillet 2018, à Paris. Les enfants d'un centre de loisirs, accompagnés par des animateurs, se promènent dans le parc des Buttes-Chaumont, au début des vacances d'été. — Clément Follain / 20 Minutes

En 2022, une aide de 200 euros sera versée à 20.000 jeunes pour financer en partie leur formation aux métiers de l’animation, qui souffrent d’un manque de main-d’œuvre, a annoncé le secrétariat d’Etat à la Jeunesse et l’Engagement, ce lundi.

Cette aide exceptionnelle sera versée sous condition de ressources à des jeunes désireux de passer les brevets Bafa/BAFD pour travailler en centres de loisirs ou colonies de vacances. Le coût de la formation avoisine les 800-900 euros, que peuvent réduire des aides des collectivités ou de la Caisse d’allocations familiales.

Des difficultés de recrutement pour 8 structures sur 10

Cette aide gouvernementale sera financée par la mobilisation du fonds de soutien aux colonies de vacances, a précisé le secrétariat d’Etat.

Dans un entretien au quotidien La Croix, la secrétaire d’Etat Sarah El Haïry ajoute qu’elle compte également réunir en novembre les représentants des collectivités territoriales et les associations employeuses sur la question des rémunérations et du temps partiel subi, qui pèsent sur ces métiers très mal rémunérés, ainsi que sur l’abaissement de l’âge d’accès au Bafa de 17 à 16 ans. Dans une enquête publiée lundi, 82 % des structures employeuses déclarent avoir des difficultés de recrutement, notamment dans l’animation (74 %).

Moins de sessions de formation

Les 1.182 structures interrogées font état de 5.245 postes non pourvus à ce jour, ce qui représente 10 % de leurs effectifs totaux, selon l’organisation professionnelle Hexopée et le Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire (Fonjep), coauteurs de l’étude.

Selon Sarah El Haïry, « il y a de moins en moins de titulaires du Bafa. En 2011, ce brevet était attribué à 53.000 personnes. En 2019, ce chiffre est tombé à 43.000. Et la crise du Covid est venue compliquer les choses, en empêchant la tenue de nombreuses sessions de formation. »