Présidentielle 2022 : Marine Le Pen se pose en candidate du pouvoir d’achat

PROGRAMME La candidate du RN affirme que ses propositions, comme la baisse de la TVA à 5,5 % sur les carburants, permettraient de « rendre 200 euros par mois » aux ménages

20 Minutes avec AFP
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Marine Le Pen, à Bruxelles le 22 octobre 2021.
Marine Le Pen, à Bruxelles le 22 octobre 2021. — /SIPA

La candidate du Rassemblement national à la présidentielle a présenté dimanche des propositions en faveur du porte-monnaie des Français. Marine Le Pen a en effet cherché à se présenter comme la candidate du pouvoir d’achat, affirmant que ses propositions permettraient, si elles étaient mises en œuvre, de « rendre aux ménages français 200 euros par mois de pouvoir d’achat ».

« Il faut rendre du pouvoir d’achat aux Français parce que l’argent qu’on leur capte, de manière injuste, on le leur capte pour faire des dépenses qui sont soit inutiles soit nocives », a lancé la candidate sur LCI.

Suppression de la redevance audiovisuelle

Marine Le Pen a mis en avant sa proposition d’abaisser la TVA à 5,5 % sur les carburants et l’énergie, la suppression de la redevance audiovisuelle à travers la privatisation du service public de l’audiovisuel, la baisse du prix des péages via la renationalisation des autoroutes, la « pleine part fiscale pour le 2e enfant » qui représente selon elle « 550 euros de plus par an » pour une famille moyenne, enfin le « retour de la demi-part fiscale pour les veufs et les veuves », qui permettrait d’économiser jusqu’à 550 euros par an aussi. Le RN dit pouvoir financer ces mesures sans hausse d’impôt, en réservant les aides sociales aux Français, mais aussi par la lutte contre la fraude sociale et la fraude fiscale.

La candidate a par ailleurs promis d’annoncer dans les prochains jours une proposition pour « inciter les entreprises à augmenter les salaires jusqu’à deux fois le smic ». Face aux difficultés des entreprises pour recruter en cette phase de reprise de l’économie, elle recommande enfin de moduler la prime d’activité pour l’augmenter dans les secteurs d’activité souffrant le plus d’une pénurie de main-d’œuvre.