Pécresse conteste l’indemnité inflation, une mesure « injuste », selon elle

CLASSES MOYENNES La présidente de la région Ile-de-France estime que la mesure annoncée par Jean Castex va laisser beaucoup de personnes sur le côté, notamment celles qui gagnent juste un peu plus de 2.000 euros net

20 Minutes avec AFP
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Valérie Pécresse, le 21/10/2021 à Paris.
Valérie Pécresse, le 21/10/2021 à Paris. — Jacques Witt/SIPA

Valérie Pécresse trouve « injuste » le choix du gouvernement de compenser la hausse des prix de l’énergie et des carburants par une « indemnité inflation », a expliqué dimanche la candidate à l’investiture des Républicains pour la présidentielle.

« Sur l’essence, on voit bien que le chèque qui a été fait est un chèque qui est injuste, parce que si vous êtes une femme seule, comme on dit une famille monoparentale, avec des enfants, et que vous gagnez 2.100 euros, vous n’êtes pas riche, et en revanche un certain nombre d’étudiants qui vont la toucher n’ont pas de voiture », a-t-elle plaidé lors du Forum Radio J.

« J’aurais aussi mis le paquet sur les personnels de santé »

A la place, a défendu la présidente de la région Ile-de-France, « j’aurais mis le paquet sur les personnes qui travaillent et j’aurais permis aux entreprises de pouvoir défiscaliser des aides au plein d’essence des personnes qui travaillent et j’aurais aussi mis le paquet sur les personnels de santé, les infirmières, les médecins qui se déplacent à domicile pour là aussi leur donner des aides parce qu’ils se déplacent pour nous ».

Une « indemnité inflation » de 100 euros pour faire face à la hausse des prix de l’énergie et des carburants sera versée automatiquement à chaque Français qui gagne moins de 2.000 euros net par mois à partir de décembre. Elle sera versée automatiquement à 38 millions de personnes au total. Le président Emmanuel Macron a défendu vendredi cette mesure comme « plus juste et mieux ciblée » qu’une baisse des taxes.

De la nécessité de revoir la TVA sur l’essence…

« Le prix de l’essence et le prix de l’électricité, ce sont des taxes, et la TVA sur les taxes, c’est la taxe au carré. Il faut la remettre en question, il faut la supprimer », a encore assuré Valérie Pécresse.

Et « pour baisser cette TVA sur l’essence, il faut faire des économies sur la sphère publique, sur la dépense publique. (…) Il n’y a pas de baisse d’impôts sans baisse des dépenses », a insisté l’ancienne ministre du Budget de Nicolas Sarkozy.