Présidentielle 2022: Eric Zemmour fait du permis à points son nouveau combat

STRATEGIE Le polémiste, dont la candidature n’a toujours pas été confirmée, a dénoncé le permis à points comme « un racket organisé par l’Etat »

20 Minutes avec AFP
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Eric Zemmour veut la fin du permis à points.
Eric Zemmour veut la fin du permis à points. — Lionel GUERICOLAS / AGENC/SIPA

C’est le nouveau combat d’Éric Zemmour : le permis à points. Le polémiste, pas encore candidat à la présidentielle de 2022, invité ce dimanche, sur le plateau du Grand Jury de RTL-Le Figaro-LCI, a estimé que « les points, maintenant, c’est un racket organisé par l’État ».

« Il faut supprimer le permis à points. » La baisse du nombre de morts sur les routes n’est pas due au permis à points mais « à l’amélioration des voitures, à la ceinture de sécurité à l’arrière », argumente Eric Zemmour, pas encore candidat à la présidentielle de 2022.

Une décision de candidature « prise dans [sa] tête »

Il précise que si cette décision était prise, les infractions routières seraient toujours sanctionnées mais au travers d’amendes. « Il y a des pays comme la Suisse, la Suède, la Finlande qui n’ont pas de permis à points et ils ont moins d’accidents que nous, moins de morts sur la route », argumente l’ancien journaliste qui souhaite aussi ramener la limitation à 90 km/h sur toutes les routes nationales.

« Cette mesure poussée par Édouard Philippe a été l’un des points de départ de la mobilisation des gilets Jaunes, il faut un geste d’apaisement envers la France qui doit prendre sa voiture tous les jours pour aller travailler », ajoute-t-il.

Même raisonnement pour les zones à 30 km/h en ville qu’il souhaite supprimer. L’abaissement de la vitesse en dessous de 50km/h en ville est le fait d’une « chasse à la vitesse, menée par des bobos qui n’ont pas besoin d’aller vite puisqu’ils habitent au cœur des villes », juge Éric Zemmour.

Au sujet de l’officialisation de sa candidature à la présidentielle 2022, « la décision mûrit ». Elle est « prise dans ma tête », assure le polémiste, avant d’ajouter : « Quand je me déciderai je viendrai, je dirai “je suis candidat” et tout le monde sera content. »

L’essayiste, qui fait la promotion de son dernier livre La France n’a pas dit son dernier mot à grands coups de rencontres aux allures de meetings politiques, refuse toujours d’annoncer officiellement sa candidature.