Présidentielle 2022 : Robert Ménard demande à Zemmour et Le Pen de s'unir

MEDIATEUR Devant 1.200 personnes réunies à Béziers pour écouter Eric Zemmour, Robert Ménard a imploré « de faire passer la France avant l’ego des uns et des autres »

20 Minutes avec AFP
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Eric Zemmour et Robert Ménard, à Béziers le 16 octobre 2021.
Eric Zemmour et Robert Ménard, à Béziers le 16 octobre 2021. — AFP

Robert Ménard continue de tout faire pour apaiser la rivalité entre Eric Zemmour et Marine Le Pen en vue de la présidentielle. Le maire de Béziers, qui avait invité le polémiste, l’a imploré, ainsi que la dirigeante du Rassemblement national, à « se retrouver en février prochain » pour s’unir avant l’élection.

« Faire l’union des droites, c’est être capable de faire passer la France avant l’ego des uns et des autres », a plaidé Robert Ménard devant 1.200 personnes réunies dans une salle de Béziers pour voir Éric Zemmour. « Je demanderai, je souhaiterai, j’implorerai, que vous deux, toi et Marine, Marine et toi, de se retrouver en février prochain, chacun sait que c’est à ce moment-là que les choses se cristallisent ». Robert Ménard, qui avait déjà promis de soutenir Marine Le Pen en 2022, a demandé qu’à cette échéance de février « celui qui à ce moment-là sera derrière l’autre accepte de se retirer ».

Zemmour rappelle que « nous ne sommes pas encore en février »

Après son intervention, Eric Zemmour, dont la candidature à l’élection présidentielle est toujours hypothétique, a remercié Robert Ménard de ses « sages conseils ». « Mais nous sommes en octobre, nous ne sommes pas encore en février », a-t-il ajouté. « J’ai un peu de mal à me retirer alors que je ne me suis pas encore présenté ». « Ce n’est pas mon sujet. Mon sujet, c’est défendre mes idées et être entendu par un maximum de gens. Je ne suis pas dans une logique partisane. L’élection présidentielle au suffrage universel ce n’est pas une élection pour être Premier ministre », a-t-il ensuite développé devant un groupe de journalistes qui l’interrogeaient sur l’appel que lui a lancé Robert Ménard.

« Quand je dis Marine Le Pen ne gagnera jamais, je dis ce que tout le monde sait (…) Avant que je ne sois pris en compte par les sondages, on avait une Marine Le Pen très haut mais incapable de gagner le second tour et on avait un candidat de droite incapable d’atteindre le second tour car Marine Le Pen était trop haute. Et M. Macron attendait tranquillement son second tour (…) et il allait gagner. C’est ça que ma présence a bouleversé », a-t-il ajouté, sans vouloir dire s’il sera ou non candidat.