Edouard Philippe crée son parti, les chefs de la majorité attendus au Havre pour le lancement

ENTRE COPAINS L’ancien Premier ministre lance samedi son propre parti au Havre. Les chefs de la majorité seront présents pour afficher une certaine unité, alors que certains se méfient de cette nouvelle formation politique

20 Minutes avec AFP
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L'ancien Premier ministre commence à ressembler à un méchant pour certaines voix à LREM.
L'ancien Premier ministre commence à ressembler à un méchant pour certaines voix à LREM. — FRANCOIS LO PRESTI / AFP

On ne connaît toujours pas son nom, mais on sait qui sera présent à la petite sauterie de lancement. Le parti d’Edouard Philippe volera de ses propres ailes samedi, après une présentation à laquelle assisteront les chefs de la majorité. La députée Marie Guévenoux sera présente en tant que représentante de LREM, dont la venue au Havre ne faisait « pas de débats ». « Avec Patrick Mignola (chef de file des députés MoDem) et Olivier Becht (des députés Agir), nous représenterons (les trois groupes de la majorité) pour affirmer le lien qui est le nôtre », a ajouté Christophe Castaner.

Une douzaine d’autres députés LREM ont annoncé spontanément leur présence, comme Cendra Motin ou Thomas Mesnier. « Ce n’est pas une quelconque remise en cause de l’appartenance à LREM mais la volonté de soutenir quelqu’un avec qui on a travaillé pendant trois ans », soulignait hier Marie Lebec, première vice-présidente des députés LREM. « A samedi ! », a tweeté Aurore Bergé, présidente déléguée et ex-LR.

De la méfiance et de la « fébrilité » avant 2022

« On continue le travail depuis 2017 d’élargir la majorité », en l’occurrence vers la droite, souligne Naïma Moutchou, qui compte adhérer. Certains participants confient espérer « un nouveau souffle », mais font aussi part d’une certaine « fébrilité » de leurs collègues. Le parti d’Edouard Philippe suscite une certaine méfiance en vu de l’élection présidentielle de 2022, même si l’ex-chef du gouvernement a affirmé son soutien « complet » à Emmanuel Macron.

« Il va y avoir une guerre en 2022 pour voir qui prend la tête de la majorité », explique une députée. Et « tout le monde souffle un peu sur les braises car 2022 sera la guerre de succession » à Emmanuel Macron, anticipe une autre. « En politique, il ne faut pas commettre d’erreurs de tempo » : « avant les élections législatives, il y a l’élection présidentielle » et « avant 2027, il y a 2022 », avait mis en garde la semaine dernière Christophe Castaner.