Présidentielle 2022 : Xavier Bertrand fustige le gouvernement « incapable de se mettre à la place des gens » et veut une « prime au travail »

ELECTIONS Le président de la région Hauts-de-France et candidat à la présidentielle s'en est pris au gouvernement d'Emmanuel Macron sur France Info

20 Minutes avec AFP
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Le candidat ex-LR veut mettre en place une « prime au travail ».
Le candidat ex-LR veut mettre en place une « prime au travail ». — PATRICK GELY/SIPA

Xavier Bertrand lance définitivement sa campagne pour l’élection présidentielle. Après déjà quelques accrochages devant les caméras avec Emmanuel Macron, le candidat ex-LR s’en est pris au gouvernement lundi matin sur France Info.

A moins de sept mois de la présidentielle, il a taclé un président qui n’a « pas eu le courage » de réformer les retraites, et la réforme de l’assurance chômage qui « fait les poches des Français en difficulté sans leur proposer du travail ». Quant au blocage des prix de l’énergie, « c’est maintenant qu’ils se réveillent, ils nous prennent pour des imbéciles ? », a-t-il lancé, assurant que lui aurait « rendu l’argent ». « Ce sont des gens comme ça, un président comme ça, qui provoquent la colère », a-t-il ajouté, critiquant des gouvernants « incapable de se mettre à la place des gens ».

Il s’est ensuite adressé à « ceux qui travaillent et qui n’y arrivent pas » ou « qui ont une toute petite pension », répétant son projet de « prime au travail » pour qu’il n’y ait « plus un salarié à temps complet recevant moins de 1.500 euros net par mois ». Sur les retraites « à la fin de cette décennie il faudra deux années de travail en plus » pour arriver « progressivement à 64 ans », mais « pas pour ceux qui sont usés pour le boulot », a-t-il assuré. Il a également plaidé pour une réforme de l’assurance chômage « plus ambitieuse, orientée vers le retour à l’emploi ».

Ne pas céder à un « pseudo-modernisme »

Entre autres lignes de son programme, il a prôné de « revenir sur les textes ramenant le nucléaire à 50 % » de la production, afin de « garder notre indépendance énergétique » et éviter « une explosion du prix du gaz », avant de vilipender le « développement anarchique de l’éolien » qui est « en train de massacrer les paysages ».

En matière sociétale, Xavier Bertrand a promis une « pause » pour « apaiser le pays ». « Je ne veux pas céder à un pseudo-modernisme », a-t-il martelé. Il s’est également attaqué aux Gafam qui « se font un fric fou », avant de promettre de « faire le ménage » dans le budget pour « arrêter de tout faire par de la dette ».

Enfin, sur la désignation du candidat de droite à la présidentielle, prévue le 4 décembre, il a estimé qu’il était « très tard pour se mettre d’accord », et assuré que « c’est la tradition des congrès » d’avoir un seul nom soumis aux militants.