Affaire Bygmalion : En dédicace deux jours après sa condamnation, Sarkozy affirme que « les gens ne sont dupes de rien »

COM' Environ 200 personnes attendaient l'ancien président, l'intimant à « tenir bon »

B.D. avec AFP
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L'ancien président Nicolas Sarkozy prend un bain de foule à son arrivée à une séance de dédicace de son dernier livre, à Paris le 2 octobre 2021.
L'ancien président Nicolas Sarkozy prend un bain de foule à son arrivée à une séance de dédicace de son dernier livre, à Paris le 2 octobre 2021. — Thomas COEX / AFP

« Les gens ne sont dupes de rien », a déclaré ce samedi Nicolas Sarkozy lors d’une séance de dédicace de son nouveau livre, deux jours après sa condamnation à un an de prison ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012 dans le dossier Bygmalion.

L’ex-chef de l’Etat, qui a annoncé faire appel de cette décision, est arrivé peu avant 11h dans une libraire du XVIe arrondissement de Paris, où l’attendaient environ 200 personnes, parmi lesquelles l’avocat Francis Szpiner, maire du XVIe arrondissement. Ses soutiens l’ont intimé à « tenir bon », lui insufflant « courage », et insistant : « on est là ».

« Des milliers et des milliers » de messages de soutien

« C’est très émouvant et en même temps très rassurant sur l’état d’esprit du pays, sur le fait que les gens ne sont dupes de rien (…) ils ont compris », a commenté Nicolas Sarkozy face aux nombreuses caméras de télévision sur place, tout en commençant à dédicacer son livre Promenades (Ed. Herscher)

Interrogé sur le Premier ministre Jean Castex qui lui avait manifesté jeudi son « amitié » et « affection » à « titre personnel », l’ancien président de la République (2007-2012) a déclaré : « Ça m’a fait très plaisir, ça ne m’étonne pas de lui, j’y suis très sensible, j’ai reçu des milliers et des milliers » de messages de soutien. D’Emmanuel Macron aussi, lui a demandé un journaliste ? « Demandez-lui, ce n’est pas à moi de le dire », a répondu Nicolas Sarkozy.

Concernant sa condamnation proprement dite, il a insisté : « Ce que je pense est anecdotique, ce que pensent les gens est beaucoup plus sérieux. Je ne suis pas forcément le plus objectif » pour commenter. Dans un message sur les réseaux sociaux jeudi, Nicolas Sarkozy avait dénoncé « une injustice » et promis d’aller « jusqu’au bout ». En mars, Nicolas Sarkozy était devenu le premier ancien président de la Ve République à être condamné à de la prison ferme – trois ans dont un ferme –, pour corruption et trafic d’influence, dans l’affaire dite « des écoutes ». Il a également fait appel, suspendant donc de facto cette condamnation.