Le gouvernement va bloquer les prix du gaz jusqu’en avril et limiter la hausse de l'électricité, annonce Jean Castex

ENERGIE Depuis plusieurs jours, la pression monte sur le gouvernement, conscient que ce bond de la facture énergétique « inquiète beaucoup les Français »

M.A. avec AFP
— 
Jean Castex à l'Elysée, le 22 septembre.
Jean Castex à l'Elysée, le 22 septembre. — Amaury Paul/Medialys Images/Shut/SIPA

Il n’y aura plus d’augmentation du prix du gaz et la hausse des prix de l’électricité sera limitée à 4 % en février 2022, grâce à une baisse de taxe, a annoncé le Premier ministre, Jean Castex, ce jeudi soir, au 20 Heures de TF1.

Le gouvernement va « bloquer les prix du gaz » jusqu’en avril, après la hausse attendue au 1er octobre, afin de constituer un « bouclier tarifaire » face aux augmentations constantes, a annoncé le Premier ministre, en réponse à la flambée des prix du gaz et de l'électricité. « Il n’y aura plus d’augmentation du prix du gaz », a-t-il ajouté, en fixant l’échéance à avril, horizon à partir duquel « le prix du gaz devrait dégringoler ».

Le gouvernement va limiter la prochaine hausse prévue des prix de l’électricité, qui doit avoir lieu en février 2022, à 4 %, a également fait savoir Jean Castex, qui s’est également engagé à une revalorisation du chèque énergie, un dispositif destiné à quelques millions de ménages, « si les mesures ne sont pas suffisantes ».

Une facture énergétique « inquiète beaucoup les Français »

Depuis plusieurs jours, la pression monte sur le gouvernement, conscient que ce bond de la facture énergétique « inquiète beaucoup les Français », a reconnu le porte-parole Gabriel Attal. « Les Français n’ont pas à prendre de plein fouet cette augmentation des prix du gaz (…) Nous assurerons notre rôle de protection des Français face à la flambée des prix de l’énergie », a assuré jeudi Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, devant le Conseil national de l’hydrogène.

Intervenant après une chute en 2020 liée à la récession due à l’épidémie de Covid-19, le bond actuel des tarifs s’explique par une conjonction de raisons : stocks bas, forte demande avec la reprise économique, absence volontaire ou non de la Norvège et de la Russie d’augmentation de leurs livraisons, spéculation sur les matières premières.