La Grèce achète trois frégates à la France pour plusieurs milliards d’euros

MILITAIRE L’annonce intervient peu de temps après l’annulation du « contrat du siècle » concernant les sous-marins à l’Australie

C.A. avec AFP
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La future frégate Belharra de Naval Group va être vendue à la Grèce.
La future frégate Belharra de Naval Group va être vendue à la Grèce. — AFP PHOTO / DCNS

Touchée mais pas coulée. Quelques jours après l’annulation d’un énorme contrat portant sur la vente de sous-marins à l'Australie, l’industrie militaire française se console. Ce mardi, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis ont signé un contrat militaire portant sur la commande par Athènes de trois frégates Belharra, plus une en option. Les trois navires seront construits par Naval Group, à Lorient (Morbihan) et seront facturés « plusieurs milliards d’euros ».

Cette annonce intervient après l’annulation d’un énorme contrat de sous-marins à 55 milliards d’euros par l’Australie, qui a préféré un partenariat stratégique avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Ce nouveau contrat s’est noué dans le cadre du renforcement du « partenariat stratégique » entre la France et la Grèce, selon Emmanuel Macron, qui y voit un « témoignage de confiance et de démonstration de la qualité de l’offre française ».

Un « premier pas audacieux vers l’autonomie stratégique européenne »

Le programme d’armement grec, en plein essor, vise à contrer les provocations turques dans l’est de la Méditerranée, contre lesquelles la France est un des rares pays de l’UE à avoir protesté publiquement ces derniers mois. Le président français a également souligné que ce partenariat renforcé représente un « premier pas audacieux vers l’autonomie stratégique européenne », thème qu’il tente de porter face à l’évolution de la politique étrangère américaine qui recentre ses priorités stratégiques sur la Chine.

Plus tôt ce mois-ci, Kyriakos Mitsotakis avait déjà annoncé l’achat surprise de six chasseurs français Rafale, en plus d’un précédent contrat à 2,5 milliards d’euros, signé en janvier, pour 12 Rafale d’occasion et six neufs.