Budget 2022 : « Aucune leçon à recevoir » sur la gestion des comptes publics, estime Jean Castex

DEFICIT La droite critique fortement le budget 2022 du gouvernement, qu’elle juge très dépensier à la veille de la campagne présidentielle

20 Minutes avec AFP
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Le premier ministre Jean Castex, samedi, à Toulouse.
Le premier ministre Jean Castex, samedi, à Toulouse. — J.M. HAEDRICH/SIPA

« Nous n’avons aucune leçon à recevoir sur les questions d’équilibre des comptes publics » a estimé ce dimanche Jean Castex, alors que l’opposition de droite fustige « l’euphorie dépensière » du budget 2022. « Que nous disent les experts, même les plus sévères, je pense au FMI ? Que rien ne serait pire alors que cette crise sanitaire n’est pas finie que de faire comme on l’a fait par le passé succéder à la relance l’austérité, ça ne marcherait pas et nos finances publiques s’en trouveraient encore plus affaiblies et dégradées », a insisté le Premier ministre, invité d’honneur de l’université de rentrée du MoDem à Guidel, dans le Morbihan.

Budget de « relance et d’investissement », priorité au régalien : dans le projet de loi de finances pour 2022, le gouvernement table sur une croissance forte pour financer une hausse des dépenses tout en commençant à réduire le déficit public. Le projet de budget repose sur une prévision de croissance de 6 % pour 2021 et de 4 % pour 2022, une des reprises économiques les plus fortes de la zone euro, après une des récessions les plus massives en Europe (-8 % en 2020).

« Comprenne qui pourra ! »

« Nous devons continuer investir, à travailler », a poursuivi le chef du gouvernement. « Non sans quelque curiosité, j’entends que les mêmes » qui expliquaient « il y a un peu plus d’un an » que « nous étions petit joueur avec le plan de relance », nous « reprocher » aujourd’hui « de dépenser trop. Comprenne qui pourra ! » a lancé Jean Castex.

Lors de la présentation du budget 2022 il y a quelques jours, l’opposition de droite a fustigé une « euphorie dépensière » en période pré-électorale.