Présidentielle 2022 : Montebourg veut traduire en correctionnelle les imams appelant à « désobéir à la loi »

PRESIDENTIELLE « C’est dans la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’Etat, pourquoi ne l’applique-t-on pas ? », s’est interrogé le candidat à la présidentielle

B.Ch. avec AFP
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Arnaud Montebourg le 25 septembre 2021
Arnaud Montebourg le 25 septembre 2021 — JEFF PACHOUD / AFP

Le candidat à la présidentielle Arnaud Montebourg a plaidé samedi pour « traduire en correctionnelle » les imams et « prédicateurs » qui appellent à désobéir à la loi française. « Nous n’accepterons jamais que l’islamisme politique impose à notre pays sa conception éducative et obscurantiste du monde, sa conception des relations entre les femmes et les hommes qui mettent en cause la neutralité du service public », a-t-il affirmé dans son discours à la Fête de la rose de Frangy-en-Bresse.

« Aujourd’hui, ce sont certains imams, heureusement très minoritaires, qui appellent à désobéir à la loi, des prédicateurs et individus qui intimident les femmes qui ne portent pas le voile à la convenance des hommes, qui doivent être traduits en correctionnelle », a affirmé l’ancien ministre.

« C’est dans la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’Etat, pourquoi ne l’applique-t-on pas ? », s’est-il interrogé, promettant de « combattre pied à pied l’islamisme politique parce qu’il faudra le démanteler. »

Attaque contre Zemmour

Dans son discours, il s’en est pris également à Eric Zemmour, qu’il a présenté sous les huées du public comme « un extrémiste à la mode, un télévangéliste qui bénéficie à l’année d’heures de télévision gratuites », pour sa proposition de « débaptiser les prénoms de consonance et d’origine étrangère ».

Rappelant que sa mère s’appelle Leïla, il a dénoncé cette volonté de « tri collectif d’une nouvelle administration "zemmourienne" qui serait chargée de débaptiser ceux qu’elle juge arbitrairement comme bons ou mauvais Français ».