Aix-en-Provence : Sophie Joissains élue nouvelle maire, dans le fauteuil de sa mère

MUNICIPALES Les quinze conseillers d’opposition (LREM et gauche) ont quitté la séance avant le début du scrutin et n’ont pas participé au vote.

20 Minutes avec AFP
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Sophie Joissains au Sénat en 2008
Sophie Joissains au Sénat en 2008 — JOEL SAGET / AFP
  • Seule candidate en lice, Sophie Joissains, 51 ans, a été élue en remplacement de sa mère Maryse (LR) démissionnaire. 
  • Elle perpétue une dynastie familiale enclenchée en 1978.

L’ex-sénatrice Sophie Joissains (UDI) a été élue sans surprise vendredi maire d' Aix-en-Provence en remplacement de sa mère Maryse (LR) démissionnaire, perpétuant une dynastie familiale enclenchée en 1978 par son père Alain à la tête de la seconde ville des Bouches-du Rhône.

Seule candidate en lice, Sophie Joissains, 51 ans, a été élue avec 38 voix sur les quarante que compte la majorité municipale dont un membre était absent et un autre a voté blanc. Les quinze conseillers d’opposition (LREM et gauche) ont quitté la séance avant le début du scrutin et n’ont pas participé au vote.

Sophie Joissains s’est dite « fière » de la confiance que la maire sortante, sa mère Maryse Joissains-Massini, 79 ans, lui a accordée en lui demandant de se présenter à ce suffrage et de celle que la majorité municipale lui a accordée en votant pour elle.

« Nous réussirons ensemble le défi qui nous est posé du renouveau dans la continuité », a-t-elle lancé, situant son mandat dans la prolongation de celui de sa mère qui a dirigé la ville pendant vingt ans.

Maryse Joissains, qui a démissionné mi-septembre en invoquant des raisons de santé, n’était pas physiquement présente au conseil municipal, où sa fille a voté à sa place : « C’est un jour fort mais profondément douloureux », a dit Sophie Joissains, au bord des larmes, durant son discours.

L’opposition dénonce une tromperie

Le 7 décembre, l’ex-maire d’Aix-en-Provence avait été condamnée en appel à huit mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour « prise illégale d’intérêts et détournements ». Elle s’est pourvue en cassation et l’audience doit avoir lieu fin septembre.

Pour l’opposition, le passage de relais entre la mère et la fille à la tête de la mairie d’Aix-en-Provence, un an à peine après sa quatrième élection, aux municipales de 2020, constitue une tromperie pour les électeurs qui avaient voté Maryse et non Sophie. Ils ont dénoncé une transmission héréditaire préparée avant même les dernières élections.