Salaires : Elisabeth Borne appelle à « revaloriser » les minima de branche inférieurs au Smic

TRAVAIL Début septembre, Jean Castex avait appelé à « travailler sur les salaires, notamment sur ce qu’on appelle les minima de branche, a fortiori lorsque ceux-ci sont inférieurs au Smic »

20 Minutes avec AFP
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La ministre du Travail, Elisabeth Borne.
La ministre du Travail, Elisabeth Borne. — LUDOVIC MARIN / AFP

La ministre du Travail Élisabeth Borne a appelé, ce dimanche sur Radio J, toutes les branches dont les minima salariaux sont inférieurs au Smic à les « revaloriser ».

Interrogée sur les tensions salariales dans le secteur de l’hôtellerie, des cafés et de la restauration (HCR), la ministre a avancé une piste de revalorisation. « J’ai une première idée : les minima de branche dans ce secteur sont en dessous du Smic. En termes d’attractivité du secteur, c’est un très mauvais signal », a exposé Élisabeth Borne.

Une hausse de 35 euros par mois

En conséquence, « toutes les branches qui ont des minima de branche en dessous du Smic doivent revaloriser les salaires », a-t-elle développé. « Des minima de branche inférieurs au Smic, ça n’est pas normal ». Actuellement de 1.554,58 euros brut par mois, le Smic sera porté le 1er octobre à 1.589,47 euros, soit une hausse de 34,89 euros, grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum due à l’inflation.

Les propos d’Élisabeth Borne font écho à ceux du Premier ministre Jean Castex qui avait appelé le 8 septembre à « travailler sur les salaires, notamment sur ce qu’on appelle les minima de branche, a fortiori lorsque ceux-ci sont inférieurs au Smic. »

Améliorer l’attractivité de ces secteurs

S’arrêtant à nouveau sur la situation dans le secteur HCR, Élisabeth Borne a rappelé avoir « reçu vendredi ses représentants. Je leur ai demandé de se mettre autour de la table avec les organisations syndicales pour améliorer l’attractivité de ces métiers. »

« J’attends de ce secteur qu’il puisse nous présenter une feuille de route, avec un calendrier, et qu’il y ait des avancées concrètes pour les salariés du secteur très rapidement, très clairement avant la fin de l’année », a-t-elle détaillé avant d’élargir son propos. « Il ne faut pas oublier tous les travailleurs de la "deuxième ligne" : c’est le sens des négociations qui sont engagées dans la propreté, la sécurité, le transport routier… » « Il faut que le travail se poursuive. On réunira d’ici au mois de novembre toutes les branches concernées », a-t-elle conclu.