Florence Parly au Niger pour évoquer la réorganisation militaire française au Sahel

ARMEE Cette visite, « prévue de longue date » selon le ministère des Armées, « doit permettre d’avancer sur la place du Niger dans le futur dispositif » français au Sahel

20 Minutes avec AFP
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Florence Parly (Archives)
Florence Parly (Archives) — Mathieu Pattier/SIPA

La ministre française des Armées, Florence Parly, est arrivée, ce dimanche, au Niger afin d’évoquer avec les autorités la transformation en cours du dispositif militaire français au Sahel, dans lequel la base aérienne de Niamey pourrait à l’avenir jouer un rôle accru.

La ministre devait s’entretenir avec son homologue nigérien ainsi qu’avec le président nigérien Mohamed Bazoum.

Un dispositif resserré

Cette visite, « prévue de longue date » selon le ministère des Armées, « doit permettre d’avancer sur la place du Niger dans le futur dispositif » français, en « coordination politique étroite » avec les autorités. La réorganisation du dispositif militaire français au Sahel, annoncée en juin par le président Emmanuel Macron, a récemment débuté sur le terrain en vue d’aboutir à un dispositif resserré à 2.500 ou 3.000 hommes contre 5.000 aujourd’hui.

Leurs missions seront recentrées sur les opérations de contre-terrorisme et l’accompagnement au combat des armées locales, en partenariat avec des Européens. Au Niger, non loin de la frontière malienne, la base aérienne projetée française de Niamey devrait prendre plus d’importance dans les mois à venir, sous réserve de l’accord du pays hôte, avec « des capacités de combat qui nous permettront d’intervenir dans toute la région », explique-t-on au ministère des Armées.

« Trois frontières »

Cette emprise de Niamey qui compte actuellement 700 personnels français, accueille six avions de chasse et six drones armés Repaer, sert déjà de poste de commandement avancé pour les grandes opérations lancées avec les forces locales dans la zone dite des « trois frontières », aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Cette zone des « trois frontières » est, avec le centre du Mali, la plus touchée par les attaques djihadistes au Sahel.

Les morts, civils comme militaires, s’y comptent par milliers. La présence de groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS), s’y est greffée sur des tensions qui existent de longue date entre communautés, dont certaines se sont constituées en groupes armés alimentant les violences. Human Rights Watch (HRW) a récemment estimé à plus de 420 le nombre de civils tués depuis le début de l’année dans l’ouest du Niger dans des attaques djihadistes qui ont contraint des dizaines de milliers de personnes à fuir de chez eux.