Présidentielle 2022 : « Tout commence » ou critiques aiguisées, les politiques réagissent à la candidature d’Anne Hidalgo

ELECTION L’officialisation de la candidature d’Anne Hidalgo ce dimanche, ne fait pas que des heureux

J.-L.D. avec AFP
— 
La maire de Paris et candidate à la présidentielle, Anne Hidalgo.
La maire de Paris et candidate à la présidentielle, Anne Hidalgo. — Alain ROBERT/SIPA

L’officialisation de la candidature d’Anne Hidalgo à la présidentielle 2022 a forcément fait des heureux au sein de la politique française. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, écrit ainsi sur Twitter « Chère Anne Hidalgo, je connais ta détermination et ton courage. Il en faudra pour conduire ce pays sur le chemin d’une République écologique et sociale. Je salue la candidate et j’espère déjà la présidente. »

Pour Nathalie Le Meur, adhérente à l’association Rouen Respire, « Anne Hidalgo a fait de Paris une ville tournée vers l’écologie et nous espérons qu’elle fera de la France un pays tourné également vers l’écologie, avec une amélioration de la sécurité industrielle », en référence à l’incendie qui a eu lieu à l’usine Lubrizol.

La droite attaque déjà

A droite, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, en lice pour 2022, a jugé sur BFMTV « légitime » la candidature d’Anne Hidalgo mais a renvoyé dos à dos le « Parti socialiste, Emmanuel Macron et Marine Le Pen » pour leur « ivresse de la dépense publique ».

Le désormais numéro un du Rassemblement national, Jordan Bardella, a lui raillé la candidature d’Anne Hidalgo qui « a transformé les quartiers de notre capitale en terrains vagues », en écho à une poignée de manifestants qui, tenus à distance, ont brandi pendant son discours une pancarte « Paris aujourd’hui, demain la France. Stop au saccage », en référence à la campagne dénonçant les travaux dans la capitale.

Déterminisme à l’automne

Jordan Bardella s’exprimait à Fréjus après le discours de rentrée politique d’une autre prétendante à l’Elysée : Marine le Pen. Anne Hidalgo est créditée actuellement de 7 à 9 % des voix selon les sondages, « mais c’est à partir d’aujourd’hui que tout commence », estime Mathieu Klein, le maire de Nancy (PS).

Selon le sénateur PS Rémi Féraud, « c’est l’automne qui va déterminer quel candidat va porter une dynamique » face à la multiplication des prétendants à gauche, dont Jean-Luc Mélenchon, l’ex-socialiste Arnaud Montebourg, le communiste Fabien Roussel et le candidat issu de la primaire écologiste de fin septembre.