Présidentielle 2022 : Même s’il réfléchit encore, Eric Zemmour affirme avoir « envie » d’être candidat

UN PAS DE PLUS Sur France 2, Eric Zemmour a multiplié les signaux vers une prochaine candidature en expliquant notamment qu’il « n’avait pas peur » de se présenter

20 Minutes avec AFP
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Des affiches en faveur de la candidature d'Eric Zemmour à la présidentielle de 2022, à Paris le 5 juillet 2021.
Des affiches en faveur de la candidature d'Eric Zemmour à la présidentielle de 2022, à Paris le 5 juillet 2021. — Jacques Witt/SIPA

Eric Zemmour a fait samedi soir un grand pas vers une candidature à la présidentielle 2022. Le polémiste a en effet affirmé dans l’émission On est en direct, sur France 2, qu’il « n’avait pas peur » d’être éventuellement candidat et qu’il en avait « envie », mais qu’il voulait « choisir son moment » pour annoncer sa décision.

L’éditorialiste multiplie les signaux d’une candidature et va prochainement « échanger avec les Français » autour de la promotion d’un nouvel essai politique. « Pour l’instant je ne suis pas candidat, (…) quand je déciderai d’être candidat je viendrai et je dirai "je suis candidat" », a-t-il précisé.

Nostalgique de la France d’avant

« Je réfléchis », mais « j’ai envie parce que je pense que la France est dans un état absolument lamentable, que la France que j’aime, que j’ai aimée, est en train de disparaître, et je n’ai pas du tout envie de cela », a poursuivi celui qui soutient la théorie complotiste du « grand remplacement » et estime qu'« appeler son enfant Mohamed, c’est coloniser la France ».

« Si j’y vais, ce n’est pas un chien dans un jeu de quilles que je veux être. C’est imposer mes thèmes. Je pense que la présidentielle se joue autour d’une idée, d’une question, et qu’il faut imposer sa question et avoir la réponse », a-t-il encore expliqué. Par contre, s’il ne se présente pas, il ne soutiendra « personne ». « Mon camp c’est le RPR, c’est-à-dire le gaullisme. LR n’est plus le RPR, LR s’est vendu aux centristes ».

Marine Le Pen « ne gagnera jamais »

Le polémiste a en outre été cinglant avec la candidate du Rassemblement national. Selon lui, « elle ne gagnera jamais » après son échec aux régionales. « Je ne trouve pas qu’elle ait progressé » depuis la dernière présidentielle, marquée par son débat raté face à Emmanuel Macron, a-t-il ajouté. « Voter Marine Le Pen, c’est voter Emmanuel Macron ». Alors que Marine Le Pen a affirmé le même jour qu’elle « ne partageait pas » la « théorie selon laquelle la France attend un Trump », les amabilités continuent à l’extrême droite en vue de 2022.