Cohn-Bendit président du parlement européen?

POLITIQUE Il a également proposé une alliance «Stop Barroso», pour remplacer le président de la Commission européenne...

E.J., avec agence

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Le Rassemblement Europe-Ecologie a été lancé lundi autour de Daniel Cohn-Bendit en vue des Européennes de juin 2009, visant à créer un "nouvel espace politique, ouvert et indépendant" et à présenter un "green deal", réponse globale à l'"urgence" de la situation.
Le Rassemblement Europe-Ecologie a été lancé lundi autour de Daniel Cohn-Bendit en vue des Européennes de juin 2009, visant à créer un "nouvel espace politique, ouvert et indépendant" et à présenter un "green deal", réponse globale à l'"urgence" de la situation. — Franck Fife AFP

 A trois mois des européennes, Daniel Cohn-Bendit a clarifié les enjeux politiques des élections pour son mouvement, Europe-écologie, qui regroupe des Verts, José Bové, et des amis de Nicolas Hulot. Le soutien des écologistes à une initiative empêchant la reconduite de Jose Manuel Barroso pourrait leur conférer, «en contrepartie», la présidence du Parlement européen, a-t-il avancé lors de la convention nationale d'Europe-écologie, dimanche. Quant à la personnalité qui briguerait cette présidence au nom des écologistes, «ce sera moi ou quelqu'un d'autre, on verra», a-t-il dit.

S'il y a «une personne qui, justement, propose une autre politique que celle de Barroso pour la présidence de la Commission, nous participerons à une alternative à Barroso», a-t-il détaillé. Et «La contrepartie», c'est que le groupe des Verts, «se proposera à prendre la présidence du Parlement européen parce que, pour nous, le Parlement européen, c'est l'endroit où on doit faire de la politique», a-t-il précisé.
 

Au préalable, Europe-écologie va «proposer à tous ceux qui le veulent de faire une alliance sur le mot d'ordre "Stop Barroso", contre le renouvellement de celui qui est l'un des acteurs les plus néfastes de l'Europe».Tout le contraire de la position du premier ministre anglais, le travailliste Gordon Brown, qui a affiché son soutien «très clair» à Barroso. Cohn-Bendit a également proposé la tenue d'un «Bruxelles de l'emploi», pour «travailler autrement, consommer autrement et vivre autrement». Selon lui seule l'Europe a «la dimension de pouvoir donner une réponse écologique à la transformation de l'économie».


Il a également critiqué la stratégie de l'UMP. Selon le co-président du groupe Verts au Parlement européen, «d'un côté Nicolas Sarkozy vous raconte qu'il est de plus en critique face à Barroso» mais «en réalité, le Parti populaire européen (PPE) dont est membre l'UMP est le parti qui a reproposé de renommer Barroso». Sur France Inter, ce lundi matin, il a formulé la même critique envers le Modem: «si le Modem est contre Barroso, c'est très bien, mais les 2/3 du groupe où ils vont aller sont pour», a-t-il lancé: