Présidentielle 2022 : Le parti des Républicains lance son enquête géante et teste cinq candidats

ELECTION Au total «15.000 personnes seront interrogées» lors de ce sondage réalisé par l'Ifop, a indiqué le parti

Manon Aublanc
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Paris, mardi 11 juillet 2017, siège du Parti Les Républicains, rue de Vaugirard.
Paris, mardi 11 juillet 2017, siège du Parti Les Républicains, rue de Vaugirard. — Â'Tristan Reynaud

Pour sonder les attentes de l'électorat de la droite et du centre à l'approche de la présidentielle 2022, et connaître leur appréciation des cinq principaux candidats potentiels,  Les Républicains ont lancé, ce lundi, une vaste enquête.

Au total «15.000 personnes seront interrogées» lors de ce sondage réalisé par l'Ifop, a indiqué le parti. Ce sondage ne se veut toutefois pas un instrument de décision mais «d'aide à la décision», a précisé le politologue Pascal Perrineau, chargé de superviser le processus.

Trois catégories de question

Les sondés devront répondre à l'un de ces trois critères: soit être «sympathisant» de la droite et du centre (LR, UDI, Les Centristes...), soit avoir voté pour l'un des candidats de ces partis lors d'une précédente élection, soit se positionner à droite ou au centre-droit sur un axe-gauche droite, a précisé Frédéric Dabi, directeur général de l'Ifop.

Les questions posées se répartiront en trois catégories, avec d'un côté un banc d'essai des cinq prétendants à l'Elysée: Valérie Pécresse, Michel Barnier, Eric Ciotti et Philippe Juvin qui acceptent le principe d'une éventuelle primaire, ainsi que Xavier Bertrand, qui refuse de se plier à un tel processus. L'entrepreneur Denis Payre, qui a annoncé sa candidature surprise dimanche soir, ne sera pas testé.

Une primaire probable 

Outre la notoriété, les sondés devront répondre à des questions du type «Qui est le plus à même de battre Emmanuel Macron?» ou «Qui a le plus la capacité à rassembler?» Deuxièmement, les sondés devront sélectionner 4 thèmes leur semblant prioritaires pour 2022, parmi 20 propositions (crise sanitaire, immigration, lutte contre le terrorisme, éducation...).

La troisième série de questions portera sur le mode de départage, pour savoir si les sondés sont ou non favorables à une primaire et de quel type.La collecte devrait durer environ deux semaines et le résultat sera connu avant le congrès LR du 25 septembre, où les militants décideront ou non d'engager une primaire (il faut pour cela modifier les statuts du parti). La direction de LR est réticente à l'idée de primaire, synonyme selon elle de divisions, mais en l'absence de candidat naturel elle devra sans soute s'y résoudre.