Présidentielle 2022 : A La Baule, Bruno Retailleau exhorte la droite à « l’union »

LES REPUBLICAINS Le chef de file des sénateurs LR, qui ne sera pas candidat, s'est montré offensif en clôture de l'université d'été des Républicains à La Baule

F.B. avec AFP
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Bruno Retaileau, sénateur vendéen, assurait la clôture de l'université d'été des Républicains à La Baule.
Bruno Retaileau, sénateur vendéen, assurait la clôture de l'université d'été des Républicains à La Baule. — S.Salom-Gomis/AFP

« J’ai considéré que le pire n’était pas écarté, et le pire c’est la division. » Le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui a renoncé à se présenter à la présidentielle, a appelé samedi après-midi à la Baule les cinq candidats de la droite à « l’union » pour 2022, parce que ce scrutin « c’est beaucoup plus » que la rencontre d’un homme et d’un peuple.

« J’ai voulu lancer un appel à l’union pour dire que trop de divisions, trop de dispersions ne mènent nulle part », a déclaré l’élu de Vendée pour expliquer sa décision, « extrêmement difficile », de ne pas se présenter à l’élection présidentielle. Bruno Retailleau clôturait la pré-rentrée des Républicains à La Baule (Loire-Atlantique), qui a réuni environ 500 militants.

Un message à Xavier Bertrand

« L’unité » est l’exigence « la plus difficile » pour la droite, qui « attache du prix à l’indépendance d’esprit » et « accorde beaucoup de valeur aux individus plutôt qu’aux partis ». Mais « cet esprit gaulois ne nous mènera nulle part » sauf « à Alesia » et « ce sera Jupiter qui en profitera », a ajouté le sénateur vendéen.

Ce fervent partisan d’une primaire a aussi envoyé un message indirect au candidat Xavier Bertrand qui ne veut pas de primaire et se dit convaincu que la présidentielle est « une rencontre entre un homme et les Français ». « Cette élection présidentielle ça ne sera pas seulement la rencontre d’un homme ou d’une femme et d’un peuple, ce sera beaucoup plus que cela. Ce sera la rencontre de notre peuple de France avec son destin », a-t-il dit.

« Nous sommes arrivés à un tournant de notre histoire »

Emmanuel Macron n’est pas de droite, a insisté Bruno Retailleau, quand « il laisse filer la dépense publique » ou « laisse partout la violence se déchaîner », et manque à « ses promesses de transformation et de réconciliation » du pays.

Ce représentant de l’aile droite du parti a aussi estimé que le projet de sa famille politique « ne (se) fera pas avec de l’eau tiède », en défendant la valeur travail et un référendum sur l’immigration. « Nous sommes arrivés à un tournant de notre histoire entre le déclin ou le redressement ».