Présidentielle 2022 : Bruno Retailleau renonce en son nom, mais milite pour une primaire de la droite et du centre

ELECTION « Je ne suis pas le mieux placé pour battre Emmanuel Macron ». Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, renonce à une candidature à la présidentielle et soutient la tenue d’une primaire de la droite et du centre

T.H.
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Bruno Retailleau, le chef des sénateurs LR. (archives)
Bruno Retailleau, le chef des sénateurs LR. (archives) — Jacques Witt/SIPA

« J’ai décidé de ne pas être candidat à la présidentielle. Je n’ai jamais été obsédé par mon destin personnel, c’est le destin de la France qui m’obsède », a confié Bruno Retailleau, ténor de la droite et président du groupe Les Républicains au Sénat, au Figaro, vendredi 27 août.

Peu chéri des sondages (en mai dernier, une enquête d’opinion Ifop-Fiducial ne le créditait que de 6 % d’intentions de votes au premier tour de la présidentielle), le fidèle de François Fillon estime qu’il « n’est pas le mieux placé pour battre Emmanuel Macron ».

Ne pas ajouter de « dispersion » à la campagne

Alors même que de plus en plus de candidats à droite révèlent leurs ambitions présidentielles, quitte à faire fi de la volonté du président du parti, Christian Jacob, de sélectionner un candidat principal par le biais d’une primaire, Bruno Retailleau ne souhaite pas ajouter de « la dispersion » à la campagne.

« L’union est indispensable ! Or le seul moyen de la garantir, ce sont les primaires », a martelé le sénateur au quotidien marqué à droite. Selon lui, le seul moyen de battre Emmanuel Macron est de présenter un candidat unique pour éviter une division qu’il juge souhaitée par le président de la République. Division qui pourrait bien se matérialiser en la personne de Xavier Bertrand, partisan d’une candidature « quoi qu’il en coûte ».

« L’Etat est à reconstruire et la nation est à refaire »

« Malgré ses déclarations, je veux encore croire qu’il reviendra sur sa position », confie Bruno Retailleau, qui estime que tous les candidats, y compris Xavier Bertrand, ont intérêt « à une compétition franche et loyale ». « La droite doit constituer une équipe de France, avec tous les talents et ils sont nombreux, pour porter un projet qui correspond aux besoins de la France et des Français ».

« l’État est à reconstruire et la nation est à refaire », juge Bruno Retailleau, qui estime que le futur magistrat suprême devra effectuer une réforme profonde « de la justice, de l’immigration, de l’école et du travail ». « Ne nous leurrons pas : nous n’aurons ni la sécurité, ni la prospérité, ni la liberté si nous ne sommes pas capables de remettre l’État sur pieds et la nation au cœur des Français. »