Listes européennes au PS: le Centre de toutes les attentions

POLITIQUE Les militants socialistes se prononcent ce jeudi soir, et la circonscription Centre pourrait voir sa liste retoquée...

Emile Josselin

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A moins de sept mois de son Congrès, le PS a sorti lundi sa "carte d'identité" : un projet de déclaration de principes qui marque son attachement au réformisme, à la démocratie et à l'économie de marché, à condition qu'elle soit "sociale et écologique".
A moins de sept mois de son Congrès, le PS a sorti lundi sa "carte d'identité" : un projet de déclaration de principes qui marque son attachement au réformisme, à la démocratie et à l'économie de marché, à condition qu'elle soit "sociale et écologique". — Eric Feferberg AFP/Archives

Avant le vote de jeudi soir, le point en trois questions sur les enjeux de scrutin, dont les résultats seront connus en fin de soirée.
Y a-t-il un risque de voir les listes rejetées?
Au niveau national, les listes devraient, sauf grosse surprise, être approuvées par la majorité des militants. 75 premiers secrétaires départementaux ont appellé à voter pour: «on n'a jamais réuni autant de responsables», se félicitait Christophe Borgel, secrétaire national aux élections. Même dans la circonscription sud-est de Gérard Collomb, les listes devraient être ratifiées. La raison: les élus des Bouches-du-Rhône, la plus importante fédération de la région avec ses 11.000 cartes, ont appellé à voter oui. «La question est juste de savoir si Collomb sera minoritaire dans son département. Les trois précédents secrétaires départementaux appellent à voter oui», notait un des membres de la direction, mercredi. Dans le sud-ouest, le refus de la puissante fédération de Gironde d'organiser le vote privera les contestataires d'un certain nombre de bulletins. En revanche, c'est dans la circonscription Centre (Limousin, Auvergne, Centre) que le résultat s'annonce le plus serré.

D’où vient le blocage, dans cette circonscription ?
Le président de la région Limousin, Jean-Paul Denanot, souhaitait être tête de liste, ce qui lui a été refusé, «au nom du principe du nom cumul des mandats», précisait mercredi Christophe Borgel,. Denanot a donc rejoint les contestataires, avec nombre d’élus de sa région. A Solférino, on ne cache pas que c'est le cas le plus difficile. Le risque? Que «dans les fédérations où on devrait voter non, il y ait une forte participation, contrairement à celle où on attend un vote favorable», selon un des membres de la direction du PS.

Que se passera-t-il si, dans une circonscription, les listes sont rejetées?
Le PS a prévu une convention nationale le 21 mars pour entériner définitivement les listes. Si l’une d’elle est rejetée dans une circonscription, il y a trois possibilités. Soit elle est présentée et soumise telle quelle au Conseil national, le parlement du parti. Soit elle est modifiée et soumise au vote du conseil national. Soit une nouvelle liste est soumise au vote des militants. Dans tous les cas, «la commission électorale sera saisie et la Convention nationale, prévue le 21 mars, tranchera», a souligné Christophe Borgel. «Les statuts ne nous imposent pas de présenter une nouvelle liste», a-t-il ajouté. En fait, tout dépendra du résultat du scrutin (vote serré, rejet total ou partiel dans une région etc).