Présidentielle : Polémiques, cartes postales, tours de France... Les meilleurs stratégies pour ne pas se faire oublier pendant l'été

CAMPAGNE Pas de répit pour les politiques en campagne, même pendant la période estivale

Thibaut Le Gal
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Xavier Bertrand en campagne.
Xavier Bertrand en campagne. — JC Tardivon/SIPA
  • Les vacances scolaires offrent généralement un peu de répit dans l’actualité politique.
  • Mais à sept mois de l’élection présidentielle, les cadors des différents partis ne veulent pas perdre la main.
  • Carte postale, tour de France, polémiques… On revient sur les meilleures stratégies politiques pour ne pas disparaître des radars pendant l’été.

Pas le temps de chômer ! Même au cœur de l’été, les politiques restent aux manettes. A quelques semaines de la rentrée, et à sept mois de l’élection présidentielle, les cadors des partis ne veulent pas disparaître des radars. Tour de France en caravane, polémiques médiatiques, cartes postales… 20 Minutes revient sur les différentes stratégies pour ne pas se faire oublier pendant les vacances d’été.

1. Le tour de France

A quelques mois seulement d’une présidentielle, les politiques sont nombreux à sillonner le pays. C’est notamment le cas de Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, tous deux candidats à droite pour 2022. « Valérie Pécresse a des déplacements toutes les semaines pour aller à la rencontre des gens et exposer une partie de son programme », assure Florence Portelli, la vice-présidente de l’Île-de-France. L’objectif d’un tour de France est double : mettre en scène des rencontres thématiques avec les Français et glaner de précieux soutiens chez les élus de terrain.

De leurs côtés, communistes et insoumis ont décidé de relancer les caravanes politiques pour voir du pays. Les premiers espèrent faire mieux connaître leur candidat à la présidentielle, Fabien Roussel. Les seconds souhaitent convaincre les abstentionnistes et relancer la campagne de leur leader Jean-Luc Mélenchon, en perte de vitesse.

Le petit plus : On ne va pas se mentir, un tour de France permet de passer quelques jours agréables aux quatre coins du pays. Joindre l’utile à l’agréable, en somme.

2. La carte postale

C’est un vieux truc en politique. Envoyer, l’air de rien, une photo ou un message sur les réseaux sociaux pour entretenir l’attente autour d’un retour politique ou d’une candidature. Les vacances d’été offrent un contexte favorable à cette stratégie. Laurent Wauquiez, réélu brillamment à la tête de sa région Auvergne-Rhône-Alpes en juin dernier, multiplie ainsi les photos de famille sur Facebook et Instagram, non sans arrière-pensée politique. La semaine passée, l’élu LR profitait d'une séance cinéma pour le film OSS 117 pour mieux tacler le « politiquement correct », le « wokisme [et] toutes les thèses indigénistes ». Une manière détournée d’entretenir le suspense sur sa potentielle candidature à la présidentielle, qu’il pourrait annoncer lors de sa rentrée politique le 29 août au Mont Mézenc.

Le petit plus : Utiliser le cinéma comme Laurent Wauquiez ou le sport, à l’instar d’Anne Hidalgo. La maire de Paris,qui doit annoncer ses intentions à la rentrée pour 2022, a utilisé l'actualité sportive pour envoyer quelques messages, en défendant les Jeux olympiques « écologiques » et «populaires» de Paris 2024, ou en vantant les « vraies valeurs » de Lionel Messi, nouvelle recrue du PSG.

3. La polémique

C’est la manière la plus sûre pour éviter de disparaître des écrans radars : lancer ou alimenter une polémique. Cet été, c’est bien entendu le pass sanitaire et les vaccins qui occupent l’actualité médiatique. Ces derniers jours, les maires Rassemblement national ont fait parler d'eux en refusant que leur police municipale contrôle les pass sanitaires, dénonçant une mesure « inapplicable » et « liberticide ». Une position qui a entraîné une controverse dans le Var notamment, où le préfet a dénoncé « une manœuvre politicienne ». Au début du mois, c’est le candidat à la primaire écolo Jean-Marc Governatori qui a suscité la colère de responsables politiques après des propos controversés sur les vaccins.

Le petit plus : Là encore, parvenir à mêler sport et polémique. C’est le cocktail gagnant concocté notamment par Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l’Education nationale et des Sports a été raillé par plusieurs sportifs français pour un message liant la réussite aux JO de Tokyo avec « la qualité de l’enseignement de ces sports à l’école ».