Pass sanitaire : « La liberté ne se conjugue pas au singulier », répond Macron à ses opposants

PEDAGOGIE Le chef de l’Etat a répondu aux opposants au pass sanitaire dans une nouvelle vidéo publiée sur les réseaux sociaux

A.O.
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Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron. — Eliot Blondet/POOL/SIPA

Que répondre aux citoyens convaincus que « le pass sanitaire est une privation inédite » de leur « liberté », tout bonnement « insupportable » ?

Jeudi 5 août, à la veille de la promulgation de la loi étendant le périmètre du pass sanitaire et instaurant l’obligation vaccinale des soignants, Emmanuel Macron s’est adressé directement à cette partie de ses concitoyens dans une nouvelle vidéo Instagram et TikTok de communication autour de la politique sanitaire du gouvernement.

« J’ai déjà répondu sur le pass sanitaire pour dire que d’autres pays l’avaient adopté, qu’on n’était pas les seuls et que c’est ce qui nous permettait d’ailleurs de ne pas tout refermer. Mais je voudrais revenir d’un mot sur ce qu’est la liberté de chacun en société », affirme le chef de l’Etat en préambule de cette vidéo selfie à destination des opposants au pass sanitaire, qui étaient plus de 200.000 à manifester en France, samedi 31 juillet.

« La liberté ne se conjugue pas au singulier »

« Je suis tout à fait libre de boire un verre, deux verres, trois verres, quatre verres de vin, de rester chez moi, de voir des amis. Il n’y a aucun problème. Par contre, depuis des années, on a accepté qu’après avoir bu je ne suis plus libre de prendre le volant parce qu’à ce moment-là, ma liberté de prendre le volant peut vous mettre en danger, mettre en danger une jeune fille qui traverse la rue ou quelqu’un qui n’a rien à voir. On l’a bien accepté quand il s’agissait de boire ou de conduire », poursuit le chef de l’Etat.

Un principe qui s’applique aussi, selon lui, aux mesures sanitaires du gouvernement : « En société, parce que nous dépendons les uns des autres, la liberté ne se conjugue pas au singulier. Et donc, notre liberté à chacun, elle n’existe, elle ne tient que parce que si on protège les autres, on respecte la liberté des autres. C’est la même chose pour se faire vacciner et pour le pass sanitaire. »

« Je peux décider de ne pas me faire vacciner et rester à la maison. Mais si je vais dans des lieux où je risque de contaminer d’autres personnes qui ont pris des précautions […], à ce moment-là je dois [soit] me faire tester, [soit] me faire vacciner. C’est la liberté responsable, la liberté d’une citoyenne ou d’un citoyen », conclut Emmanuel Macron.