Valérie Pécresse veut repenser le droit d’asile et l’accueil des mineurs étrangers isolés

PROGRAMME « La loi est mal faite » a critiqué la candidate à l’élection présidentielle

20 Minutes avec AFP
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Valérie Pécresse.
Valérie Pécresse. — Jacques Witt/SIPA

La candidate à droite à l’élection présidentielle Valérie Pécresse a proposé mercredi de revoir les procédures sur le droit d’asile et la protection des mineurs étrangers isolés qui donne, selon elle, « lieu à des flux d’immigration incontrôlés ».

« Il faut que ça s’arrête ! », a estimé l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, en déplacement dans les Alpes-Maritimes, département très à droite et point de passage de milliers de migrants, malgré un important et coûteux dispositif policier à la frontière avec l’Italie.

Des quotas votés chaque année

Venue voir des ténors Républicains comme le député Eric Ciotti et le maire de Cannes David Lisnard, mais pas le maire de Nice, l’ex-LR Christian Estrosi, retenu par d’autres obligations, elle a justifié l’accent mis sur les restrictions de l’immigration en affirmant que c’était « au cœur de (notre) projet pour remettre de l’ordre ».

« Les problèmes d’intégration sont très importants. Si on veut rester une terre d’asile, ça veut dire des choix et des quotas d’immigration votés chaque année par le Parlement », a-t-elle exposé à la presse. « La loi est mal faite, elle a été modifiée sous François Hollande pour permettre à des pseudo-mineurs de refuser de se soumettre aux tests » de minorité, a-t-elle affirmé.

« Procédure accélérée » et placement automatique en centre de rétention

« Vous voyez bien que ça dysfonctionne », a-t-elle ajouté en pointant l’envolée du nombre de mineurs étrangers pris en charge par les Alpes-Maritimes (174 en 2014, 2.683 en 2020, probablement 4.000 d’ici à la fin 2021) et dont « 90 % fuguent ».

En matière d’asile, elle a proposé que les requêtes soient déposées à l’étranger « dans les ambassades ou les consulats » ou, le cas échéant, à la frontière selon une « procédure accélérée » inspirée de la zone d’attente de l’aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle. Le demandeur serait selon elle placé en centre de rétention, puis renvoyé s’il est débouté : « Ça va vite et ça permet de donner l’asile à ceux qui en ont besoin, et de débouter ceux qui sont là pour abuser de notre droit ».