Coronavirus : Le PS dit oui à la vaccination obligatoire et non à l’extension du pass sanitaire

PROJET DE LOI Les groupes socialistes de l’Assemblée nationale et du Sénat menacent de saisir le Conseil constitutionnel si le gouvernement maintient l’extension du pass

20 Minutes avec AFP
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L'extension du pass sanitaire va être au cœur des débats au Parlement à partir du 20 juillet.
L'extension du pass sanitaire va être au cœur des débats au Parlement à partir du 20 juillet. — FRED SCHEIBER/SIPA

Alors que l’Assemblée nationale va étudier en commission à compter de ce mardi le projet de loi sur les nouvelles règles sanitaires présenté lundi en Conseil des ministres, les députés et sénateurs socialistes viennent de se prononcer pour « la vaccination obligatoire » et contre « le pass sanitaire tel que proposé par le gouvernement ». Leur objectif est d’éviter que « la moitié de la population contrôle l’autre moitié de la population ».

Dans un communiqué commun publié lundi soir, ces parlementaires indiquent également que si le gouvernement maintient l’extension du pass, ils saisiront le Conseil constitutionnel, à l’instar de la droite sénatoriale et des députés LFI. Pour le moment, le texte prévoit l’obligation vaccinale des soignants et l’extension du pass sanitaire pour tous aux cafés, restaurants ou trains.

Le PS vise le 1er octobre pour la vaccination obligatoire

« Face à la progression du variant qui fait peser le risque de reconfinement, il nous paraît important de franchir une nouvelle étape avec la vaccination obligatoire contre le Covid sauf contre-indication médicale. Nous proposons que cette obligation soit progressive et entre en vigueur au 1er octobre », préconisent les groupes PS de l’Assemblée et du Sénat, emmenés par Valérie Rabault et Patrick Kanner. Le gouvernement « veut demander aux restaurateurs, aux cafetiers aux commerçants ou aux bénévoles qui organisent des manifestations d’assurer des contrôles pour lesquels ce n’est pas leur mission », or « dans toute démocratie, ces contrôles incombent à l’Etat », jugent-ils.

Lors des débats au Parlement sur le projet de loi, qui doit être adopté définitivement d’ici à la fin de semaine, « nous défendrons cette position de responsabilité qui vise à protéger la santé et la liberté de toutes et tous, sans transformer notre pays en un état de contrôle permanent », ajoutent les socialistes. Les débats au Parlement devraient donc être animés pour le gouvernement.