Présidentielle 2022 : Le souverainiste Florian Philippot annonce sa candidature

EXTREME DROITE L’ancien numéro 2 du Front National souhaite le « Frexit », mais aussi le départ de la France de l’Otan ou encore des accords de Schengen

20 Minutes avec AFP

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Florian Philippot lors d'un rassemblement contre les restrictions sanitaires, à Lyon le 17 avril 2021.
Florian Philippot lors d'un rassemblement contre les restrictions sanitaires, à Lyon le 17 avril 2021. — Bony/SIPA

Après celles de Marine Le Pen et de Nicolas Dupont-Aignan, le camp souverainiste a une nouvelle candidature pour 2022. Florian Philippot a en effet annoncé mercredi soir son désir de se présenter à l’élection présidentielle. L’ex-numéro 2 du Front National, devenu depuis Rassemblement national, prône notamment la sortie de la France de l’Union européenne.

« Je pense que notre projet doit être présent à l’élection présidentielle. J’y serai donc candidat et proposerai quelque chose d’extrêmement clair : le rétablissement de toutes nos libertés », déclare au Figaro celui qui assimile à une « tyrannie » les dernières mesures sanitaires annoncées par le président Emmanuel Macron. Florian Philippot, 39 ans, a quitté le FN à l’automne 2017. Il a depuis fondé le parti Les Patriotes. Sa liste a obtenu 6,95 % des voix aux élections régionales de juin dans la région Grand-Est.

Pour Philippot, la candidature d’Eric Zemmour « serait légitime »

Il souhaite promouvoir avec sa candidature le départ de la France de « toutes les instances supranationales qui nous font tant de mal : CEDH, Otan, Union européenne, Schengen… » Et de souligner : « La volonté de sortir la France de l’Union européenne, le "Frexit", est fondamentale pour moi. J’ai quitté le Rassemblement national au moment où il a décidé de ne plus mener ce combat et tourner la page du souverainisme ».

Interrogé sur la multiplication de candidatures officielles ou pressenties dans son camp, Florian Philippot explique que « si Marine Le Pen n’est pas au second tour, elle ne pourra s’en prendre qu’à elle-même et à sa capitulation totale sur les questions sociales et de souveraineté ». « Quant à Éric Zemmour », poursuit-il, « il a du panache, sa candidature serait légitime et nous verrons s’il sera candidat ».