Allocution d'Emmanuel Macron : Les politiques réagissent aux annonces du président sur la crise sanitaire

PANDEMIE Voici les premières réactions politiques aux annonces d’Emmanuel Macron pour inciter à la vaccination contre le Covid-19 et sur ses projets de réforme

20 Minutes avec AFP
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Lors de son allocution télévisée le 12 juillet 2021, le président Emmanuel Macron a exposé ses principales mesures pour relancer l'économie.
Lors de son allocution télévisée le 12 juillet 2021, le président Emmanuel Macron a exposé ses principales mesures pour relancer l'économie. — AFP

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre après l’allocution télévisée d’Emmanuel MacronObligation vaccinale pour les soignants, extension du pass sanitaire, réformes… Le président de la République a annoncé ce lundi une série de mesures pour sortir le pays de la crise sanitaire.

« C’est une question de responsabilité collective » pour LREM

Richard Ferrand, président LREM de l’Assemblée nationale, « salue la décision du chef de l’Etat » sur la réforme des retraites : « d’abord la méthode avec la poursuite du travail aux côtés des partenaires sociaux et enfin le moment, une fois que la pandémie et ses conséquences seront maîtrisées ». « Vacciner, relancer, protéger puis réformer au bon rythme jalonneront le chemin des prochains mois », assure Richard Ferrand.  Christophe Castaner, chef de file des députés LREM : « Si vous décidez de ne pas vous vacciner, vous assumez quelque part de sortir du jeu collectif. Pour protéger le collectif, nous tendons la main à chacun (…). Nous devons faire en sorte que ceux qui font l’effort pour le collectif ne soient pas les victimes de ceux qui refusent de faire un effort ».

« C’est une question de responsabilité collective. Aujourd’hui le pass sanitaire c’est juste un QR code sur un téléphone. Ce n’est pas la fin du monde ou attentatoire aux libertés. Il y a un peu plus d’un an, on était confinés… C’est une demande pour se protéger, pas pour emmerder les gens », a ajouté Bruno Questel, député LREM. Pour Christian Estrosi, maire ex-LR de Nice, Emmanuel Macron a tenu « un discours clair (…) tant sur les mesures de protection Covid-19 que la stratégie industrielle ». « Il ne reste plus qu’à définir la place et le rôle des collectivités pour atteindre les objectifs fixés par le président. Oui à plus de décentralisation pour les atteindre », selon lui.

« Une déconstruction de l’Etat » pour le RN

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, dénonce quant à elle un « recul grave des libertés individuelles, une déconstruction de l’Etat, la liquidation de notre système de protection sociale ». Selon la candidate à l’Elysée, « la feuille de route de Macron est claire. C’est encore les Français qui paieront l’imprévoyance et l’incompétence de nos dirigeants. Pour nous c’est non ! »

« Avec Emmanuel Macron, c’est une pierre deux coups : liberté et égalité balayées d’un revers de main, pour satisfaire un hygiénisme de surcroît inefficace », s’insurge Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat à l’Elysée, dans un tweet.

« Le monde d’avant… en pire » pour EELV

« Un pass sanitaire pour se rendre dans un centre commercial, c’est-à-dire un pass sanitaire pour manger ? Se rend-on bien compte de ce que cela signifie en matière de libertés publiques ? Mais dans quelle société Emmanuel Macron fait-il basculer la France ? », se demande Gilles Platret, un des vice-présidents des Républicains.

Pour Julien Aubert, député LR, « l’extension du pass sanitaire revient à instaurer une vaccination obligatoire qui ne dit pas son nom, et à créer deux catégories de citoyens. Autant je suis favorable à la vaccination des soignants, autant je crois que cette mesure est brutale et inadaptée ». D’après Yannick Jadot, eurodéputé EELV et candidat à la primaire des écologistes pour la présidentielle, « le projet d’Emmanuel Macron de déni de l’urgence climatique et de régression sociale – assurance chômage, recul de l’âge de la retraite, ubérisation de la société…- reprendra donc dès la pandémie terminée. Le monde d’avant… en pire ».

« Un système au service des actionnaires » pour le PCF

Pour Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, également candidat à l’Elysée : « Le taux de mortalité en France et l’état de notre système de santé n’autorisent aucun satisfecit ! Faisons de la vaccination une grande cause nationale et mondiale ». « Macron n’a rien "bousculé". Il a aggravé un système au service des actionnaires. Réformes de l’assurance-chômage et des retraites, toujours plus loin dans l’injustice et les inégalités ».

« Travailler plus pour rembourser la dette, mener la vie dure aux privés d’emploi, rehausser l’âge de départ à la retraite… Plus de doute : le porte-parole de la Commission européenne en France est prêt pour la primaire de droite », estime Adrien Quatennens, député LFI.