Présidentielle 2022 : Jean-François Copé s’oppose à une primaire à droite

DEBATS Pour le candidat malheureux à la primaire de la droite de 2016, ce processus de désignation est un « un piège » qui « profitera mécaniquement à Laurent Wauquiez »

20 Minutes avec AFP
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Jean-François Copé au siège de LR, à Paris le 6 juillet 2021.
Jean-François Copé au siège de LR, à Paris le 6 juillet 2021. — Jacques Witt/SIPA

La méthode pour départager les candidats désireux de se présenter à l’élection présidentielle de 2022 continue de cristalliser les débats à droite. A son tour, Jean-François Copé (LR) a affiché ce week-end ses convictions sur la question. Et L’ancien ministre est vent debout contre une primaire de son camp. C’est même selon lui « une idée dangereuse », dans une interview au Journal du Dimanche.

« Penser que c’est par la primaire qu’on va régler le problème, c’est avoir tout oublié des ravages du passé. Les primaires sont des processus de destruction fratricides », considère celui qui fut candidat malheureux à la primaire de la droite de 2016 où il avait recueilli 0,3 % des voix. Il estime donc que cette primaire est « un piège », sur lequel il a alerté Valérie Pécresse. « Le thème de la campagne sera de dire aux militants LR qui seront le cœur du corps électoral : "Votez pour quelqu’un qui est resté chez nous". Ça profitera mécaniquement à Laurent Wauquiez ».

« Le théâtre de luttes impitoyables »

« Et encore plus grave, Xavier Bertrand, qui est en tête dans les sondages, a fait savoir qu’il ne participerait pas à la primaire. Le parti n’est pas en mesure de la lui imposer. On est en train d’écrire le scénario du pire », juge-t-il. « Cette primaire sera le théâtre de luttes impitoyables entre écuries », déplore encore Jean-François Copé.

Pour lui, le fait qu’il n’existe pas de consensus autour d’un candidat est « l’alibi pour justifier l’injustifiable ». « Attendons l’automne, et nous verrons quelle sera la situation », préconise-t-il, invitant à se concentrer d’abord sur le projet. Le consensus risque d’être compliqué à trouver pour le président des républicains, Christian Jacob.