Présidentielle 2022 : Pécresse, Wauquiez, Retailleau et Morin réclament une primaire à droite

REPUBLICAINS Xavier Bertrand n’est pas une évidence pour la droite

20 Minutes avec AFP
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Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse veulent leur chance pour 2022
Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse veulent leur chance pour 2022 — THOMAS SAMSON / AFP

Valérie Pécresse (ex-LR), Laurent Wauquiez (LR) et Bruno Retailleau (LR), tous trois candidats potentiels à la présidentielle, ainsi que le patron des centristes Hervé Morin, ont signé ce lundi une tribune commune pour appeler à organiser « dès que possible » une primaire​ afin de désigner le candidat de la droite et du centre.

« L’homme ou la femme providentiel que certains espéraient ne s’est pas imposé », affirment ces grands élus, dans une allusion voilée à l’ex-LR Xavier Bertrand qui est aujourd’hui le mieux placé dans les sondages, sans toutefois écraser le match. Le « vote » désignant le candidat devra être « populaire, le plus large possible, ouvert à tous les sympathisants de la droite et du centre », ajoutent-il dans cette tribune au Figaro publiée à la veille d’un bureau politique de LR.

« L’équipe de France de la droite et du centre prend forme. Mais il nous manque encore un capitaine pour nous mener à la victoire », poursuivent-ils.

Pour trouver son candidat à la présidentielle de 2022, la direction de LR espère qu’un leader se dégagera naturellement, et elle a annoncé qu’une étude géante portant sur 15.000 personnes serait organisée d’ici l’automne. Une idée vivement contestée par les signataires : « Que des sondages, dont la fiabilité est plus que jamais mise en doute, fassent office de moyen de sélection de notre candidat ne peut satisfaire personne », affirment-ils, alors que les régionales ont déjoué les scénarios élaborés à partir des études d’opinion.

Appel à une réunion en juillet

Le calendrier aussi est critiqué, alors que la direction de LR compte valider mardi le renvoi à novembre de la désignation du candidat : il faut, selon eux, « définir rapidement le mode de désignation » car « plus vite elle sera tranchée, plus vite nous pourrons parler d’une seule voix aux Français ».

Les grands élus qualifient aussi d'« impasse » l’idée de laisser à la seule direction de LR le choix du candidat. Il faut au contraire « s’en remettre au système le plus clair, le plus démocratique : le vote ». Et pour que les responsables de la droite et du centre « puissent se mettre d’accord sur ces règles du jeu », ils appellent à se retrouver « autour d’une table en juillet, aussi vite que possible ».

Car « il y a urgence : pour assurer la réussite de cette procédure de désignation, les candidats devront dévoiler leur intention d’ici la rentrée et le vote être organisé dès que possible », avertissent-ils.