Présidentielle 2022 : Eric Piolle lance sa campagne à Pantin pour la primaire écologiste

ELECTIONS Pour son premier discours de campagne, le maire de Grenoble s’est affiché aux côtés d’Eva Jolly, de l’eurodéputé David Cormand ou encore de la sénatrice Esther Benbassa

20 Minutes avec AFP
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Le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, à Paris le 12 juin 2021.
Le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, à Paris le 12 juin 2021. — ISA HARSIN/SIPA

Maintenant que les élections régionales et départementales sont passées, la campagne pour 2022 commence à rythmer l’agenda politique. Eric Piolle, candidat à la primaire des Verts pour la présidentielle, a ainsi lancé sa campagne samedi soir à Pantin en Seine-Saint-Denis, invitant à plusieurs reprises ses équipes à se « faire confiance ».

Pour son premier discours de campagne devant plus d’une centaine de militants et soutiens, le maire de Grenoble s’est voulu l’« héritier des combats du passé » et l’« allié des luttes féministes et sociales d’aujourd’hui ». Il avait déclaré mardi sa candidature à la primaire écologiste de septembre.

Héritier de « la Commune de Paris »

Eric Piolle s’est dit « certain que nous sortirons unis de cette primaire », car « nous avons la vision de la société la plus cohérente » par rapport aux autres forces politiques, avec pour tous les candidats écologistes « une proximité sur le diagnostic et sur les solutions ». « Nous pouvons nous engager dans cette primaire en étant sereins », a-t-il déclaré, entouré notamment de l’ancienne candidate à la présidentielle Eva Joly, l’eurodéputé David Cormand, la sénatrice Esther Benbassa, et des têtes de liste EELV aux régionales en Auvergne-Rhône-Alpes Fabienne Greber et en Centre-Val-de-Loire Charles Fournier.

Le maire de Grenoble a dit se sentir « totalement dépositaire de l’héritage des générations précédentes », évoquant « la Commune de Paris », « le Front populaire », « les scientifiques des années 70, 80 90 », mais aussi les « pionniers de l’écologie », comme l’ancien candidat à la présidentielle de 1974 René Dumont, Noël Mamère, Eva Joly, l’eurodéputée Karima Delli, l’ancienne ministre Cécile Duflot, José Bové. « Je me sens pleinement dans cette histoire des écologistes, j’en suis fier, et j’assume tout », a-t-il insisté.

Une minute de silence

« J’endosse aussi le rôle d’allié des luttes d’aujourd’hui », a-t-il ajouté, citant les luttes féministes, antiracistes, les marches des jeunes pour le climat et les luttes « sociales et démocratiques », comme celle des « gilets jaunes ». Il a d’ailleurs invité à faire une minute de silence pour « nos morts », « de Vital Michalon (tué en 1977 pendant une manifestation écologiste contre la construction de la centrale de Creys-Malville) à Rémi Fraisse (tué en 2014 par une grenade d’un gendarme à Sivens), de Adama Traoré​ à Sandra », dernière victime de féminicide vendredi.

Eric Piolle devra affronter trois autres candidats à la primaire des Verts : l’eurodéputé Yannick Jadot, l’ex-numéro 2 du parti Sandrine Rousseau, et Jean-Marc Governatori, coprésident du parti Cap écologie.