Parlement européen : Marine Le Pen s’allie avec quinze représentants de partis d’extrême droite dont Viktor Orban

STRATEGIE Ensemble ils espèrent former une alliance au Parlement européen pour réformer l’Europe

20 Minutes avec AFP
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Marine Le Pen s'allie avec quinze représentants de partis d'extrême droite européens
Marine Le Pen s'allie avec quinze représentants de partis d'extrême droite européens — Michel Spingler/AP/SIPA

Une quinzaine d’alliés de partis d’extrême droite ou conservateurs en Europe ont officialisé leur union ce vendredi à travers une « déclaration commune ». Parmi eux figurent Marine Le Pen, le chef de la Lega italienne Matteo Salvini, le Premier ministre et patron du Fidesz hongrois Viktor Orban, le chef du parti polonais Droit et justice Jaroslaw Kaczynski, le patron de Vox en Espagne Santiago Abascal, et la cheffe des Fratelli d’Italia (néo-fasciste) Georgia Meloni.

« A l’heure où les mondialistes et les européistes, dont Emmanuel Macron est le principal représentant en France, lancent la Conférence sur l’avenir de l’Europe qui vise à accroître le pouvoir des instances européennes, l’accord de ce jour est la première pierre vers la constitution d’une grande alliance au Parlement européen », écrivent les signataires dans leur déclaration, publiée par le parti Rassemblement national de Marine Le Pen.

Volonté d’une « réforme profonde » de l’UE

Ces partis n’appartiennent pas tous aux mêmes groupes au Parlement européen. Le RN et la Ligue font partie du groupe Identité et Démocratie (ID), tandis que Droit et Justice, Vox et Fratelli d’Italia sont dans le groupe des Conservateurs et réformistes (CRE). Le Fidesz, qui a divorcé en mars du groupe du Parti populaire européen (PPE), est lui à la recherche d’autres partenaires.

Dans une déclaration séparée, intégrée par un lien à la déclaration commune, Marine Le Pen, qui tient son congrès samedi et dimanche, précise que ce document est la « base d’un travail culturel et politique commun, respectant le rôle des groupes politiques actuels ». Elle y souligne la nécessité d’une « réforme profonde » de l’UE, craignant la « création d’un super-État européen ».

« S’associer pour peser davantage dans les débats »

L’UE « ne cesse de poursuivre dans la voie fédéraliste qui l’éloigne inexorablement des peuples qui sont le cœur battant de notre civilisation », écrivent dans leur déclaration commune les 16 signataires.

« Forts de ce constat, les partis patriotes les plus influents du continent ont compris toute l’importance de s’associer pour peser davantage dans les débats et réformer l’Union européenne », ajoutent-ils en disant vouloir dessiner « les contours d’une action commune ».