Présidentielle 2022 : La candidate du parti animaliste se présente

SIGNATURES « Je suis certaine que nous pourrons influer (sur) le cours de cette campagne », a affirmé Hélène Thouy lors d’une conférence de presse, en présentant sa candidature comme « une réponse à l’irresponsabilité de ceux qui nous dirigent »

20 Minutes avec agences

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Hélène Thouy, à la tête du parti animaliste, est avocate.
Hélène Thouy, à la tête du parti animaliste, est avocate. — MATHILDE MAZARS/SIPA

Cinq ans après sa fondation, le parti animaliste se lance dans la bataille présidentielle pour « hisser la cause animale au rang des sujets majeurs dont la société doit s’emparer », a affirmé jeudi sa candidate Hélène Thouy. « Je suis certaine que nous pourrons influer (sur) le cours de cette campagne », a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse, en présentant sa candidature comme « une réponse à l’irresponsabilité de ceux qui nous dirigent ».

Créé en novembre 2016, le parti animaliste revendique aujourd’hui 4.000 membres, selon sa cofondatrice Douchka Markovic, qui a précisé que celui-ci ne se voulait « ni de gauche, ni de droite ». « À chaque fois qu’on parle du parti animaliste, on parle des animaux, il n’y a pas d’ambiguïté » et « en ce sens c’est un vote utile et un parrainage utile », a ajouté Mme Markovic dans un appel aux élus, alors que le parti va devoir recueillir 500 signatures pour pouvoir se présenter.

Un ministère de la condition animale ?

Selon Hélène Thouy, le score de 2,17 % obtenu par le parti aux européennes de 2019 « a été un tournant » qui a fait prendre conscience aux politiques que « la question animale était une question politique qu’ils ne pouvaient plus l’ignorer ». Si le parti présentera son programme « d’ici quelques semaines », Mme Thouy a d’ores et déjà lancé plusieurs propositions : création d’un « ministère de la condition animale, totalement indépendant du ministère de l’agriculture », « remise à plat du modèle agricole et alimentaire » pour « réévaluer notre attachement irrationnel aux produits d’origine animale et valoriser les protéines végétales », ou encore « fin pure et simple de l’élevage industriel et intensif ».

« Ce que nous avons vécu avec le Covid doit nous alerter sur ce qui risque de se produire si on continue de façon entêtée avec ce modèle d’élevage », a-t-elle averti. S’indignant de la « politique désastreuse pour les animaux » du gouvernement, depuis la « politique pro chasse menée de manière éhontée depuis 2017 » jusqu’à la « complaisance envers les tenants de l’exploitation animale », Hélène Thouy a déploré les « promesses non tenues » de l’exécutif, que ce soit sur « la vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs » ou l' « interdiction de broyage des poussins ».

C’est « impardonnable »

« Comment peut-on considérer la France comme une nation développée, civilisée, tout en tolérant que sur notre territoire des millions d’animaux soient mutilés atrocement, castrés, qu’on les empêche de se retourner dans leur cage ? Ce que nous faisons subir à ces êtres est impardonnable », a-t-elle dit.

Hélène Thouy, née en 1983, est avocate. Elle vit en Gironde.