Présidentielle 2022 : Carole Delga, la présidente d’Occitanie, soutient Anne Hidalgo mais…

#SOUTINE La présidente de région la mieux réélue de France pense aussi que le temps de la candidature n’est pas venu pour le PS et ménage l’avenir

20 Minutes avec AFP
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Carole Delga, le soir de sa réélection à la présidence de la région Occitanie, le 27 juin 2021.
Carole Delga, le soir de sa réélection à la présidence de la région Occitanie, le 27 juin 2021. — Pascal Rodriguez - Sipa

Si elle se lance dans la course à la Présidentielle, Anne Hidalgo pourra compter sur le soutien de Carole Delga, la présidente de région la mieux réélue de l’Hexagone dimanche dernier en raflant 58 % des suffrages en Occitanie. Celle qui, depuis son triomphe, incarne un Parti socialiste qui gagne encore est promise à un destin plus national par certains proches ou commentateurs. La Commingeoise de 49 ans met les choses au point ce jeudi dans les colonnes du Figaro. Elle explique avoir beaucoup d’ambition « pour le pays », mais « pas d’ambition personnelle ». « Aujourd’hui, mon avenir c’est l’Occitanie », redit Carole Delga.

Pour l’heure, elle soutient d’ailleurs Anne Hidalgo. « Je serai avec d’autres élus à la réunion du 12 juillet qu’elle organise à Villeurbanne, assure la présidente de région. Je suis engagée auprès d’elle dans une équipe pour la France du faire » et « mon score n’y change rien ».

Mélenchon dans le viseur

Carole Delga estime toutefois le débat sur la Présidentielle prématuré : « l’heure n’est pas encore à la candidature de qui que ce soit à gauche. Nous en sommes au projet. »

L’élue n’insulte pas non plus l’avenir. Elle glisse n’avoir « jamais rêvé d’être maire, députée, ministre ou présidente de région » et se dit « reconnaissante au destin ». « Je suis d’origine paysanne et on m’a toujours dit de me méfier de ces mots : "Fontaine, je ne boirai pas de ton eau." »

Celle qui s’est payé le luxe d’une réélection dans un fauteuil sans alliance ni avec les Verts, ni avec LFI tacle aussi Jean-Luc Mélenchon dont elle n’est pas « certaine » qu’il « soit de gauche ». « La gauche défend la République, lutte contre le communautarisme et ne tombe pas dans des thèses complotistes », affirme-t-elle.