Régionales en Ile-de-France : Manuel Valls appelle à voter Valérie Pécresse contre la liste d’union de la gauche

LA BARRE A DROITE L'ancien Premier ministre socialiste considère que l'alliance EELV-PS-LFI est un « danger »

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls.
Manuel Valls. — RETMEN/SIPA

Il ne s’est pas caché. L’ancien Premier ministre socialiste Manuel Valls a appelé ce jeudi à voter pour la présidente sortante de droite,  Valérie Pécresse, au second tour des régionales en Île-de-France qui se tiendra dimanche.

« Comme je suis franc, direct, je voterai Valérie Pécresse parce que je considère qu’il y a ce danger », a annoncé Manuel Valls au micro d’Europe 1, faisant référence au « danger » que représente selon lui la coalition de gauche menée par Julien Bayou qui rassemble les listes EELV, PS et LFI.

Manuel Valls, « Monsieur Carnaval »

Pour l’ancien Premier ministre, cette liste incarne le « danger de ceux qui ont tourné le dos à la République ». S’allier avec La France insoumise est « une faute morale » a jugé le candidat perdant à la primaire de la gauche en 2017, qui a dénoncé « les ambiguïtés, les compromissions de membres des listes de La France insoumise en Île-de-France avec l’islamisme, par rapport à la lutte contre l’antisémitisme, au soutien aux policiers, sur la laïcité ».

La réaction du camp de la gauche n’a pas tardé. Manuel Valls, « c’est l’idiot utile de la droite et de l’extrême droite », a estimé dans le même temps le député LFI Alexis Corbière sur France 2, « Monsieur Carnaval », « un type détesté en France, détesté en Catalogne, homme sans moralité » et « qui vient faire son tour en nous insultant ».

L’ancien président socialiste d’Ile-de-France votera aussi Valérie Pécresse

« J’en ai assez que des gens se permettent de dire que nous serions des ennemis de la République », a-t-il ajouté. Valérie Pécresse a salué sur France Info les « soutiens en responsabilité » de Manuel Valls et Nicolas Dupont-Aignan (qui a annoncé hier son intention de voter pour elle). « Rien ne les rapproche, mais un combat les unit : lutter contre l’extrême gauche », a-t-elle déclaré.

Dans les colonnes du Point, Jean-Paul Huchon, l’ancien président socialiste de la région Île-de-France (1998-2015) a lui aussi fait une annonce surprenante : « Je vote sans hésitation Valérie Pécresse », pour contrer une « alliance baroque ». Interrogé sur le fait de mettre sur le même plan Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, Manuel Valls a répondu : « oui, bien sûr, sans aucune hésitation », qualifiant de « choix terrible à faire », un éventuel second tour de la présidentielle entre ces deux candidats déclarés.