Régionales en Paca : « Rien n'est joué » estime le RN Thierry Mariani, pour qui « beaucoup de notre électorat populaire ne s’est pas déplacé »

ELECTIONS Renaud Muselier est le « seul président sortant qui n’arrive pas en tête dans sa région », fait remarquer l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy passé à l’extrême droite

20 Minutes avec AFP

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Thierry Mariani
Thierry Mariani — Alain ROBERT/SIPA

« Rien n’est joué » en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, a lancé ce lundi le candidat du Rassemblement national (RN) Thierry Mariani arrivé en tête au premier tour mais moins largement qu’attendu face au président sortant Les Républicains Renaud Muselier dans une région où se dessine une triangulaire.

Le candidat du Rassemblement écologique et social (16,89 %), Jean-Laurent Felizia, a annoncé dimanche soir se maintenir au second tour, contre l’avis des partis à Paris dont EELV qui menace de l’exclure.

« On est surpris et déçu par les abstentionnistes (…) et il semble qu’il y ait beaucoup de notre électorat populaire qui ne se soit pas déplacé », a déclaré ce lundi matin Thierry Mariani, devant un jus d’orange pressée sur une terrasse du Vieux-Port de Marseille.

Main tendue à Debout La France

Néanmoins, « il y a 4,5 points de différence » entre sa liste qui est en tête (36,38 %) et le LR Renaud Muselier (31,91 %), « seul président sortant qui n’arrive pas en tête dans sa région », a fait remarquer l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy passé à l’extrême droite.

Avant de repartir en campagne dans le Var, il a tendu la main aux électeurs de Debout La France, qui ont enregistré 2,70 % des voix, pas suffisamment pour fusionner leur liste. « On regarde ce que va faire la liste de (Nicolas) Dupont-Aignan (…) il devrait appeler à voter clairement pour nous », a-t-il ajouté. Dimanche soir, le candidat de cette formation, Noël Chuisano, avait refusé de donner toute consigne de vote à chaud, selon le quotidien La Provence. Son équipe devait se réunir ce lundi, « mais je ne vois pas ce qu’on peut donner comme consigne », avait ajouté Noël Chuisano.

Pour Thierry Mariani, le maintien de l’écologiste Jean-Laurent Félizia « est une bonne nouvelle pour la démocratie ». "Le but de la politique française, c’est pas de faire barrage à quelqu’un". De son côté, Renaud Muselier en déplacement à Marignane sur le thème de l’aéronautique a estimé que Jean-Laurent Felizia « avait toujours dit qu’il prendrait ses responsabilités s’il y avait un risque RN. Et il y a un vrai risque ». « Ça devient une aventure personnelle, ça n’est plus une démarche politique », a-t-il estimé.