Coronavirus : Un nouveau conseil de défense sanitaire ce mercredi à l’Elysée

EPIDEMIE Les questions autour de la vaccination seront en tête de liste des préoccupations de cette nouvelle réunion au sommet

R. G.-V.
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Emmanuel Macron dans la cour de l'Elysée.
Emmanuel Macron dans la cour de l'Elysée. — Jacques Witt/SIPA

Un nouveau conseil de défense sanitaire a lieu ce mercredi à l’Elysée. Alors que la prochaine étape du déconfinement arrive le 9 juin, c’est sur le plan de vaccination que les principales questions se posent aujourd’hui. Ce conseil devra si non trancher en tout cas avancer sur ces sujets. Le premier concerne l’organisation logistique la de vaccination pendant les deux mois d’été.

L’Obs rappel qu’un plan doit bientôt être présenté pour mieux doter en doses les zones fortement touristiques. Le but est d’éviter que les Français et les Françaises retardent leur première injection de vaccin, de peur que le rendez-vous pour la deuxième dose se trouve au beau milieu de leurs vacances. Ainsi, la deuxième dose pourrait se faire sur un lieu de vacance. Aussi, de la souplesse pourrait être introduite quant à la durée entre les deux injections.

Une ou deux doses de vaccin ?

Le cap des 30 millions de premières doses injectées devrait être atteint le 10 juin. Mais à peine un cinquième de la population est totalement vacciné. Il apparaît de plus en plus clairement que l’immunité collective, dont on ne sait pas très bien à quel niveau de couverture vaccinale elle se situe, ne pourra être atteinte sans la vaccination des adolescents. La version à destination de ce public du vaccin de Pfizer a récemment été approuvée par l’Agence européenne du médicament. Quand commencer cette campagne ? C’est un des choix que l’exécutif aura à faire lors de ce conseil de défense sanitaire.

En février, la France a été le premier pays a ne recommander qu’une seule dose de vaccin pour les personnes ayant déjà eu le Covid-19 entre trois et six mois avant leur vaccination. Mais actuellement, il suffit de présenter un test PCR positif sans que l’on sache vraiment si le niveau d’anticorps dans le sang est suffisant pour justifier une seule dose. Et celles et ceux qui ont eu une forme asymptomatique du virus, sans test, ne peuvent bénéficier de cette « voie rapide » de vaccination. Des tests sérologiques rapides pourraient être proposés dans les centres de vaccination.

Enfin, la dernière question sur laquelle le conseil de défense sanitaire devra se pencher concerne la vaccination des plus âgés. Cette population a longtemps été prioritaire et est d’ailleurs très en avance sur les autres du point de vue de la vaccination. Mais paradoxalement il reste encore 29 % des 75-79 ans à vacciner et même plus d’un tiers des plus de 80 ans. De sacrés trous dans la raquette. « L’objectif est d’aller chercher tous nos concitoyens qui restent les plus vulnérables », a rappelé lundi le Premier ministre, Jean Castex. Il faudra trouver des moyens pour aller vacciner ces populations qui habitent dans des zones plus rurales mais aussi moins connectées à Internet.