Occitanie : Menaces de mort, visite des identitaires… La présidente Carole Delga (PS) dénonce les « intimidations » de l’extrême droite

POLITIQUE Quatre militants d’extrême droite vont être jugés pour une intrusion violente dans l’hôtel de région de Toulouse. Mais Carole Delga (PS), la présidente d’Occitanie, affirme que « les intimidations se poursuivent »

H.M.

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La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, le 18 janvier 2021.
La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, le 18 janvier 2021. — B. Colin / 20 Minutes
  • Quatre militants d’extrême droite, dont un élu, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour l’intrusion violente du 25 mars dans l’Hôtel de Région.
  • La présidente d’Occitanie Carole Delga (PS) affirme avoir été la cible d’autres actes d’intimidation depuis le début de son mandat, des menaces de mort à son domicile notamment.
  • Elle évoque aussi une « visite guidée » d’activistes de Génération identitaire à l’Hôtel de région.

Quatre militants d’extrême droite, dont le conseiller régional ex-RN Emmanuel Crenne​, seront jugés le 10 décembre dans la Ville rose, pour leur intrusion violente, menée au nom de l’Action Française, le 25 mars 2021 dans l’hôtel de région de Toulouse. Les résultats de plusieurs mois d’enquête ont été dévoilés vendredi par le parquet.

Dans un communiqué, Carole Delga, la présidente socialiste de la région Occitanie, réagit à la nouvelle en constatant que « l’extrême droite est encore une fois à l’origine de violences inadmissibles et d’atteintes à la démocratie au sein du conseil régional ».

« Une longue visite » de Génération identitaire

Mais l’élue, candidate à sa réélection, va plus loin en affirmant que les « intimidations se poursuivent ». Elle explique notamment que « quelques semaines à peine après cette intrusion (…) des collaborateurs du groupe RN ont invité au sein de l’Hôtel de Région à Toulouse, des membres de Génération identitaire [un groupuscule dissout depuis], leur faisant une longue visite des lieux ». Carole Delga a signalé les faits à la police mais aussi à Julien Sanchez, maire de Beaucaire et président du groupe RN. « A ce jour, il n’a toujours pas répondu à mon courrier, explique Carole Delga. Ce silence en dit long sur la volonté de l’extrême droite, en Occitanie, d’utiliser tous les moyens pour tenter de déstabiliser le Conseil régional ».

La présidente sortante dénonce aussi « de nombreux » autres « actes d’intimidation » depuis le début de son mandat : « des menaces de mort à mon domicile, par des appels ou des courriers anonymes ». A chaque fois, elle a saisi la justice.