Pour Olivier Faure, la gauche doit « impérativement s’emparer » du thème de la sécurité

TRIANGULATION Afin de ne pas laisser l’extrême droite avoir le monopole sur le sujet de la sécurité, estime le chef du PS

20 Minutes avec AFP

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Olivier Faure, mercredi, lors de la manifestation des policiers et policières devant l'Assemblée nationale, mercredi.
Olivier Faure, mercredi, lors de la manifestation des policiers et policières devant l'Assemblée nationale, mercredi. — J.E.E

La gauche doit « impérativement s’emparer » du sujet de la sécurité pour ne pas « l’abandonner à l’extrême droite », a exhorté dimanche le patron du PS Olivier Faure, critiqué pour ses propos sur un « droit de regard » de la police sur les peines prononcées, pour lesquels il s’est ensuite excusé. Le premier secrétaire du PS a par ailleurs annoncé qu’un congrès du parti se tiendrait en septembre, alors que le congrès prévu mi-décembre 2020, où Olivier Faure devait notamment candidater à sa propre succession, avait été annulé en raison de la crise sanitaire.

« Je souhaite avoir un mandat clair de la part des militantes et militants pour pouvoir avancer dans cette année décisive », a-t-il souligné sur Europe 1/Cnews/Les Echos. Revenant sur ses propos, critiqués à gauche, sur un « droit de regard » de la police sur les peines prononcées lors de la manifestation des policiers mercredi, il a de nouveau regretté « une phrase malheureuse ». « Parce qu’elle est précisément celle qui va protéger les plus vulnérables (…), la gauche ne peut pas se désintéresser de la question sécuritaire, elle doit même être au combat sur cette question-là pour ne pas l’abandonner à l’extrême droite », comme elle a pu le faire « par le passé », a considéré Olivier Faure.

« Totale confiance dans ce que fait Audrey Pulvar »

« Drapeau français, Marseillaise, laïcité, et maintenant la sécurité » : « Rien de tout cela n’appartient à l’extrême droite. Les républicains, c’est nous, ceux qui ont toujours combattu la République, c’est eux. C’est la raison pour laquelle nous devons impérativement nous emparer de ces sujets et considérer que sur ces sujets-là il n’y a pas de gauche illégitime », a-t-il exhorté. Quant aux élections régionales de juin, il a prôné pour l’Ile-de-France « un accord de toutes les forces » de gauche pour le second tour, estimant qu'« une victoire est possible ».

Il a souligné sa « totale confiance dans ce que fait Audrey Pulvar », alors que la candidate socialiste est créditée de 10 % au soir du premier tour selon un sondage Ifop-Fiducial pour Le Journal du Dimanche, derrière la présidente sortante (Libres !, ex-LR) Valérie Pécresse, à 33 %, l’écologiste d’EELV Julien Bayou (11 %). Clémentine Autain (LFI/PCF) est elle aussi créditée de 10 %. Le PS ne peut « à aucun moment de (son) histoire » être « pris en défaut sur le combat contre l’extrême droite », a-t-il aussi fait valoir, interrogé sur la possibilité d’un front républicain aux régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur pour contrer le RN.

La maire PS de Paris Anne Hidalgo, possible candidate de la gauche à la présidentielle de 2022, s’est elle aussi prononcée dimanche sur Radio J pour un « front républicain » dès les régionales de juin face au RN, et si Marine Le Pen accède au second tour de la présidentielle.